BEGIN:VCALENDAR
VERSION:2.0
METHOD:PUBLISH
CALSCALE:GREGORIAN
PRODID:-//WordPress - MECv6.5.3//EN
X-ORIGINAL-URL:https://pleiade.univ-paris13.fr/
X-WR-CALNAME:Pléiade
X-WR-CALDESC:Centre de recherche pluridisciplinaire en Lettres, Langues, Sciences humaines et des Sociétés, UFR LLSHS, Université Sorbonne Paris Nord
REFRESH-INTERVAL;VALUE=DURATION:PT1H
X-PUBLISHED-TTL:PT1H
X-MS-OLK-FORCEINSPECTOROPEN:TRUE
BEGIN:VEVENT
CLASS:PUBLIC
DTSTART;TZID=Europe/Helsinki:20260320T090000
DTEND;TZID=Europe/Helsinki:20260320T170000
DTSTAMP:20260312T120100
UID:MEC-c7c3e78e3c9d26cc1158a8735d548eaa@pleiade.univ-paris13.fr
CREATED:20260312
LAST-MODIFIED:20260312
PRIORITY:5
TRANSP:OPAQUE
SUMMARY:« Des contre-archives à l’épreuve. Généalogie, pratiques et usages »
DESCRIPTION:\n« Des contre-archives à l’épreuve. Généalogie, pratiques et usages »Vendredi 20 marsSalle 0.031 – Bâtiment de recherche sudCampus Condorcet – Aubervilliers\n\n\n\nCe projet de journée d’étude inscrit dans l’axe « Pouvoirs, Conflits, Mémoires », propose une réflexion approfondie sur les notions d’« archives des marges », de « contre-archives » et d’« archives du pouvoir ». Il s’agit moins d’interroger l’archive comme simple réservoir documentaire que de la penser comme un dispositif épistémologique central dans la construction du savoir historique. L’archive n’est pas un donné neutre : elle résulte d’opérations de sélection, de classement, de consignation et de légitimation qui participent à la fabrication d’un récit du passé. À ce titre, elle constitue un lieu d’exercice du pouvoir. Décider ce qui mérite d’être conservé, rendu consultable, numérisé ou au contraire occulté revient à instituer une hiérarchie des mémoires et des événements. L’historien se trouve ainsi confronté à une double tension : d’une part, l’accès inégal aux fonds (notamment officiels ou privés), d’autre part, la nécessité de problématiser les conditions mêmes de production et de conservation des sources. L’archive devient alors non seulement une source, mais un objet d’analyse à part entière.\n\n\n\nLe projet interroge également la frontière mouvante entre mémoire individuelle, mémoire collective et récit historique. Les correspondances privées, journaux intimes, autobiographies, archives communautaires ou numériques déplacent les cadres traditionnels de l’érudition et obligent à repenser les critères de validité, d’authenticité et de preuve. Que signifie « matérialiser une preuve » à partir de témoignages, notamment dans des contextes de violences politiques ou de post-conflit ? Comment articuler exigence critique, droit à la vérité et usages juridiques, réparatoires ou mémoriels des archives ? Ces questions révèlent que la production du savoir historique est indissociable d’enjeux éthiques et politiques.\n\n\n\nLa réflexion s’étend aux mécanismes de constitution de contre-archives face aux dispositifs hégémoniques. Les initiatives individuelles, artistiques ou militantes, ainsi que les archives numériques, participent à la mise en visibilité de mémoires marginalisées, de savoirs dominés ou de récits concurrents. Elles soulignent que l’archive est aussi un espace de conflictualité : entre institution et marge, entre mémoire officielle et mémoires subalternes, entre conservation et révisionnisme.\n\n\n\nEnfin, le projet invite à penser l’archive dans ses usages contemporains, notamment dans les musées de la mémoire, les commissions vérité ou les pratiques artistiques. Loin d’être un simple support documentaire, l’archive devient un opérateur de reconfiguration du passé, un outil de reconnaissance, de réparation et parfois de réconciliation. Elle engage ainsi une réflexion sur les conditions de possibilité du savoir historique : ses sources, ses médiations techniques, ses cadres institutionnels et ses effets sociaux.\n\n\n\nEn somme, cette journée d’étude entend déplacer le regard de l’archive comme trace vers l’archive comme construction, en soulignant sa dimension épistémologique fondamentale : l’histoire ne se contente pas d’exploiter les archives, elle se construit avec et à travers elles, dans un champ traversé par des rapports de pouvoir, des luttes mémorielles et des enjeux de légitimation du vrai.\n\n\n\nProgramme9h : Introduction : Archives et contre archives. Définitions et concepts9h30 : Olivier Marin : Les contre-archives, slogan ou vrai concept ? Les perplexités d’un médiéviste10h : Héloïse Hermant : Archives du désordre dans l’Espagne des Habsbourg. Papiers sensibles, histoiresociopolitique de l’usage des dépôts et regard historien10h30 : Laure Godineau : Archives et/ou « contre-archives » ? Réflexion historienne sur les sources dela Commune de Paris de 1871Pause Café (20 mn)11h20 : Elsa Génard : Archives des vies enfermées : une histoire des pratiques historiennes11h50 : Isabelle Mons : Archives privées : du désir de mémoire au récit de résistances12h30-14h00 : pause déjeuner14h00 : Juan Carlos Baeza Soto : Contre-archives et conflits mémoriels en Amérique latine14h30 : Céline Planchou : Sur les traces de l’autochtonie urbaine à Rapid City : quelles sources pourtravailler sur l’histoire lakota dans une petite ville de l’Ouest étatsunien ?15h : Camille Martinerie : Les contre-archives en Afrique du Sud : un état de la recherche depuis 199415h30 : Françoise Palleau-Papin : La fiction, masque de l’archive chez W. S. Merwin16h-16h20 : Pause16h20-17h30 : Table ronde de réflexion sur le bilan de la Journée d’Etudes, en vue du colloque 2027\n\n\n\n\n\n\n\n\n
URL:https://pleiade.univ-paris13.fr/evenements/des-contre-archives-a-lepreuve-genealogie-pratiques-et-usages/
ORGANIZER;CN=Juan Carlos Baeza Soto:MAILTO:
CATEGORIES:Actualité,Journées d&#039;étude
LOCATION:5 Cr des Humanités, 93300 Aubervilliers
ATTACH;FMTTYPE=image/jpeg:https://pleiade.univ-paris13.fr/wp-content/uploads/cropped-vignette-accueil-manifestations-1.jpg
END:VEVENT
END:VCALENDAR
