Responsables : Marc Kober et Marie Redon

L’axe 3 s’interroge sur les configurations de l’espace géographique et sur les processus de différenciation spatiale qu’ils soient liés à l’environnement bio-physique ou aux sociétés. Cette interrogation place au centre la notion de territoire, et la façon dont les sociétés découpent l’espace géographique, ce qui renvoie aux notions combinées de limites, de frontières et de marges. Les réflexions et travaux menés analysent la façon dont s’organisent lieux centraux, périphériques ou marginaux, et le façonnement en paysages ruraux, urbains, reconnaissant à certains la qualité de paysages naturels. Tels que définis ci-dessus, l’espace et le territoire se prêtent bien à une réflexion pluridisciplinaire qui agrège autour de l’axe des chercheurs de toutes les disciplines présentes dans l’EA Pléiade :

Les pistes de travail explorées ont, en particulier, été :

  • les territoires urbains et périurbains, avec, au premier chef, le complexe territoire de l’agglomération parisienne. Appuyée sur une spécialité de master (Territoires et développement durable) et sur un séminaire au sein de la MSH Paris-Nord, la réflexion porte particulièrement sur l’articulation entre la ville et le développement durable, dans une perspective à la fois pratique et critique.
  • les liens entre littérature et études urbaines : ils sont patents, l’écriture relevant d’une forme de mise en territoires par les mots ou l’image (cinéma et littérature). Avec un parti pris pluridisciplinaire, la dimension spatiale de la littérature a donc été prise en compte dans l’axe 3, notamment à travers la question de la mise en récit des marges spatiales (marges caribéennes, marges urbaines par exemple).
  • l’angle géohistorique, croisé avec l’histoire de l’art, permet d’interroger l’émergence des catégories et des formes spatiales, l’histoire du découpage du monde, l’apparition des hauts-lieux, etc. Des objets de recherches tels que les paysages, les jardins, l’histoire de l’environnement ont commencé à être analysés au prisme géohistorique.

les manifestations spatiales de la globalisation, à la fois sous l’angle des inégalités, des vulnérabilités mais aussi des circulations, ont fait l’objet de recherche à travers des thèmes tels que les incidences de l’aide internationale ou encore les jeux d’argent.