Responsables : Anne Longuet-Marx et Françoise Prioul

L’axe 7 met en pratique un véritable croisement des disciplines dans la confrontation des méthodes pour une meilleure approche de cette triple dimension des activités humaines. Les chercheurs réunis dans l’axe 7 sont non seulement des spécialistes de l’étude du religieux, mais aussi des chercheurs en littérature qui s’interrogent sur la question de la création et la notion de sujet. Ensemble, ils examinent les événements historiques et formels qui créent une nouvelle culture en délimitant des sphères de sacralité différenciées.

L’axe s’intéresse au sacré, en rapport à la littérature, à l’art, et hors de la sphère strictement religieuse ou théologique. Il s’est ouvert en associant la question des écrits d’artistes, croisant ainsi ses sujets avec d’autres axes de Pléiade. Le concept de « sacré » recouvre donc le domaine du religieux (du latin religio, ce qui fait le lien entre les hommes pour traiter avec le monde divin). Plus généralement, il désigne tous les actes de création, textuelle, artistique, sociale, politique, institutionnelle, par lesquels les cultures se construisent, entrent en crise, voire en décadence, et se reconstruisent en dessinant de nouvelles limites (l’étymologie du mot sacré est sacer, ce qui sépare). La sacralité résulte d’un processus de création qui trouve, fonde et définit ses origines. Elle s’accompagne de légendes, de mythologies, de cosmogonies, de récits de fondation de formes, de genres, d’institutions, de corps sociaux. L’idée de fondation, centrale dans la définition du sacré tant d’un point de vue historique que d’un point de vue formel, sera le premier objet de recherches. En choisissant cette question, les chercheurs de l’axe 7 se sont interrogés sur les mécanismes de sacralisation des sociétés dans l’histoire et, en regard, sur les processus de désacralisation à l’œuvre aujourd’hui dans les productions littéraires et artistiques.