Responsables : Quentin Deluermoz et Fabrice Mourlon

Cet axe traite d’un vaste domaine, puisqu’il s’agit de considérer des questions politiques et sociales, de l’Antiquité à nos jours, sur une surface géographique très vaste. Afin de préciser l’angle d’approche, il a été proposé de définir un espace de problématique commun : « crise, régulation, émotion ».

Celui-ci s’inscrit dans deux champs d’application, qui permettent de bien identifier les pôles de recherche des différents membres de l’axe. Bien entendu, ils ne peuvent être pleinement distincts :

  1. La Cité : soit le rapport au politique au sens large de l’antiquité à nos jours.
    Thèmes de recherche évoqués : émotion et politique ; sacré et politique ; révolution, guerre civile, cycle de vengeance et reconstruction ; constructions des identités et de l’altérité ; administration ordinaire du territoire.
  2. Le Travail (dans le cadre d’une histoire sociale renouvelée des groupes, organisations et conflits) : histoire moderne et approches du contemporain.
    Thèmes de recherche évoqués : élites, réseaux, syndicats, trajectoires sociales, conflits de travail et redéfinitions juridiques.

Trois objets ont été retenus :

  • Sociabilité et réseaux : ce thème permet d’intégrer le champ des élites, mais aussi des autres groupes sociaux, de croiser sociabilités professionnelles et politique, c’est-à-dire de rester sensible à la diversité des jonctions et des disjonctions dans le cadre d’analyses économiques, organisationnelles ou politiques.
  • Les usages sociaux du droit : il s’agit de s’intéresser à une question essentielle, entre les efficacités propres du droit et la manière dont les usages le mobilisent ou lui donnent sens, pour laquelle historiens, géographes, civilisationnistes sont en général mal armés. L’atelier pourrait être l’occasion de voir comment ces questions sont abordées en fonction des terrains (Antiquité, XVIIIe siècle, XXe siècle, Grèce, France, Royaume-Uni, Etats-Unis, etc.) et de se mettre en contact avec d’autres approches à ce sujet (anthropologie juridique, droit et histoire du droit, sociologie etc.)
  • Faire et défaire les liens du politique : cette thématique a le mérite de pouvoir couvrir un large spectre spatio-temporel, et de considérer la question du politique dans sa dynamique, en période de paix, de crise, ou de sortie de crise. Elle permet ce faisant de questionner les relations de pouvoir et la façon dont elles sont comprises et prennent place dans une société. Pourront ainsi être mises en discussion ici les questions de l’anthropologie des émotions (antiquité), de la mise en scène du pouvoir, d’une approche politique renouvelée des moments révolutionnaires, d’une histoire connectée et de longue durée de la Res publica, des rapports sociaux de sexe etc.