Portfolio Categories : Appels à communications 2021

Appel à communications pour le colloque international « La place des femmes dans l’hispanisme : les pionnières » / « Ser mujer e hispanista: el papel de las pioneras »

women pioneers of Hispanism
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Appel à communication

Colloque international « La place des femmes dans l’hispanisme : les pionnières »

Convocatoria

Congreso internacional “Ser mujer e hispanista: el papel de las pioneras”

Image : Lady Louisa Tennyson by Phillip John. Royal Scottish Academy of Art & Architecture

Date limite de dépôt : avant le 1er mai 2022

Nous avons le plaisir de vous informer de l’ouverture de l’appel à communications pour le colloque international intitulé : “La place des femmes dans l’hispanisme : les pionnières”.

Ce colloque se tiendra à Paris les 6 et 7 octobre 2022. Les communications pourront être présentées en français ou en espagnol.

Les propositions sont à envoyer avant le 1er mai 2022 aux deux adresses suivantes : cecile.fourreldefrettes@univ-paris13.fr et ivanne.galant@univ-paris13.fr

Une réponse sera apportée, après examen des propositions, avant le 20 mai 2022. 

Le colloque sera suivi d’une publication des articles retenus après évaluation.

Organisation

  • Unité de Recherche pluridisciplinaire Pléiade, Université Sorbonne Paris Nord-Paris 13
  • Centre de Recherche sur l’Espagne Contemporaine (CREC), Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3

Comité scientifique

  • Juan Carlos Baeza Soto (Université Sorbonne Paris Nord-Paris 13, Pléiade).
  • Brice Castanon-Akrami (Université Sorbonne Paris Nord-Paris 13, Pléiade)
  • Javier Domínguez-Arribas (Université Sorbonne Paris Nord-Paris 13, Pléiade).
  • Marie Franco (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, CREC)
  • Hélène Frison (Université Sorbonne Paris Nord-Paris 13, Pléiade)
  • Eva Lafuente (Ecole polytechnique – Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, CREC)
  • Marie-Linda Ortega (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, CREC)
  • Marian Panchón Hidalgo (Université de Grenade, Espagne)
  • Sarah Pech-Pelleter (Université Sorbonne Paris Nord-Paris 13, Pléiade)
  • Marcin Sarna (Université Pédagogique de Cracovie, Pologne)
  • Jorge Villaverde (Université Catholique de Lille, Sorbonne Université, CRIMIC)
  • Cécile Vincent-Cassy (Cergy Paris Université, UMR Héritages)

Télécharger l’appel à communication en français

Descargar la convocatoria en español

Appel à communications pour le colloque « Épidémie Covid au Royaume Uni »

Appel à communications pour le Colloque « Épidémie Covid au Royaume Uni »

Date limite de dépôt : avant le 10 janvier 2022

Nous avons le plaisir de vous informer de l’ouverture de l’appel à communications pour le colloque intitulé : “L’épidémie de Covid-19 au Royaume-Uni : action publique, enjeux politiques et impact social”.

Ce colloque se tiendra au Campus Condorcet (Aubervilliers) les 29 et 30 septembre 2022. Les communications pourront être présentées en français ou en anglais.

Les propositions de communication sont à envoyer avant le 10 janvier 2022 aux deux adresses suivantes : covid19Paris22@gmail.com et anemone.kober@univ-paris13.fr

Comité d’organisation : Anne Beauvallet (Univ. Toulouse Jean-Jaurès), Clémence Fourton (Sciences Po, Lille), Sabrina Juillet-Garzon (USPN, Pléiade), Anémone Kober-Smith (USPN, Pléiade), Corinne Nativel (UPEC), Rose-May Pham Dinh (USPN, Pléiade).

Télécharger l’annonce de l’appel à contribution

Appel à contribution : “Arts et éducation. Espagne, Amérique et Afrique hispanophones (XVIe-XXIe siècles)”

Appel à contribution “Arts et éducation. Espagne, Amérique et Afrique hispanophones (XVIe-XXIe siècles)”

Date limite de dépôt : 30 juin 2021

Argumentaire

Dans le cadre de la convention signée entre le Département d’Espagnol (Université Sorbonne Paris Nord) et le Département d’Etudes Ibériques et Latino-Américaines (Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan) en octobre 2020, les équipes d’enseignants-chercheurs préparent un numéro consacré à la thématique « Arts et éducation » à paraître à l’automne 2022.

La thématique retenue prend en compte la diversité des aires géographiques, des périodes chronologiques et la pluridisciplinarité inhérentes à l’hispanisme, tout en proposant de croiser deux questions auxquelles les enseignants-chercheurs sont sensibles : celle de la formation / transmission et celle du domaine artistique qui englobe lui-même un grand nombre de manifestations. Dans ce numéro, nous nous proposons d’étudier la place et la fonction des arts dans l’enseignement et l’éducation au sens large ; de réfléchir sur les choix opérés – et leurs motivations – par les instances décisionnelles ; et d’analyser leurs incidences sur les destinataires des projets artistiques et culturels.

Seront notamment privilégiées les contributions portant sur les axes suivants :

  • l’enseignement des arts : institutions et structures ; politiques éducatives d’enseignement des arts ; programmes et textes à visée éducative (traités, miroirs des princes, etc.)
  • l’éducation par les arts : théories et pratiques ; pédagogies alternatives ; arts/éducation populaires
  • l’ « utilisation » politique et idéologique des arts dans le cadre de l’éducation : transmission des savoirs et des valeurs ; création, représentation et diffusion d’une identité collective/d’un imaginaire collectif

Disciplines concernées : espagnol, portugais, littérature, civilisation, histoire culturelle, histoire des arts, didactique, linguistique

Aires géographiques concernées :Espagne, Amérique et Afrique hispanophones

Périodes chronologiques concernées : XVIe-XXIe siècles

Les propositions (résumé d’environ 350 mots et titre provisoire) sont à soumettre simultanément pour le 30 juin 2021 aux trois adresses suivantes :

  • helene.frison@univ-paris13.fr
  • sarah.pelletier@univ-paris13.fr
  • kouadio.djoko@ufhb.edu.ci

Langues de rédaction : français ou espagnol

Calendrier

Délai de recevabilité des propositions : 30 juin 2021

Réponse aux contributeurs : début juillet

Date de remise des articles : décembre 2021

Les articles feront l’objet d’une double expertise anonyme avant publication.

Publication du numéro : automne 2022.

Coordonnateurs

Sarah Pech-Pelletier et Hélène Frison (Université Sorbonne Paris Nord – ex-Université Paris 13)

Kouadio Djoko Luis Stéphane, Kanga Akissi Agnès Danielle et Kouamé N’Guessan Germain (Université Félix Houphouët-Boigny)

Comité Scientifique

LEVEQUE Mathilde (Université Sorbonne Paris Nord)

PHAM DINH Rose-May (Université Sorbonne Paris Nord)

ADOM Marie-Clémence (Université Félix Houphouët-Boigny)

KOUI Théophile (Université Félix Houphouët-Boigny)

AKROBOU AgbaEzéchiel (Université Félix Houphouët-Boigny)

KOFFI Tougbo (Université Félix Houphouët-Boigny)

YAO Jean Arsène (Université Félix Houphouët-Boigny)

KOUA Kadio Pascal (Université Félix Houphouët-Boigny)

GATTA née BONI Tanoa Marie Chantal (Université Félix Houphouët-Boigny)

Appel à contribution pour l’ouvrage collectif « Les esthétiques du désordre. Pour une autre généalogie de l’utopie »

Appel à contribution pour l’ouvrage collectif « Les esthétiques du désordre. Pour une autre généalogie de l’utopie »

Date limite de dépôt : 4 juillet 2021

Nous avons le plaisir de vous informer de l’ouverture de l’appel à contribution pour l’ouvrage collectif et transdisciplinaire « Les esthétique du désordre. Pour une autre généalogie de l’utopie », dont la publication est prévue en 2022 aux Éditions du Cavalier bleu.

L’ouvrage vise à proposer une relecture du genre de l’utopie sous l’angle du désordre, de l’anarchie, de la déconstruction et de la destruction. Il est question de rompre avec la tradition méditative du genre et de retrouver, notamment à travers les productions artistiques, une esthétique de l’instabilité dans l’utopie.

L’appel court jusqu’au 4 juillet 2021 et est ouvert à tou·te chercheur·se, quel que soit son statut ou sa discipline. Vous pouvez retrouver l’appel et toutes les informations nécessaires à : https://esthetiquesdudesordre.wordpress.com/ Pour toute question, vous pouvez écrire à itineraires2022@gmail.com

Organisateur/trice(s) et institution d’affiliation :
Judith Cohen, doctorante à l’Université Sorbonne Paris Nord
Samy Lagrange, doctorant à l’Université Sorbonne Paris Nord
Aurore Turbiau, doctorante à Sorbonne Université

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Appel à contribution pour le Colloque « Censurer les arts – Encadrer les corps »

Appel à contribution pour pour le Colloque « Censurer les arts – Encadrer les corps »

Date limite de dépôt : 4 juillet 2021

Nous avons le plaisir de vous informer de l’ouverture de l’appel à communications pour le colloque transdisciplinaire « Censurer les arts – Encadrer les corps », qui se tiendra les 27, 28 et 29 janvier 2022 à Paris.

Ce premier argumentaire propose de réfléchir à l’opération de censure dirigée envers le corps sur la longue durée. Il est question d’y interroger les récurrences et les particularismes qui se jouent dans le domaine des arts et des représentations en France depuis la fin du Moyen-Âge. Entre les processus de dissimulation et de surexposition, quels corps sont effacés ou déformés ? Quelle place, quels lieux peuvent-ils se réapproprier grâce à leur agentivité ?

L’appel court jusqu’au 4 juillet 2021 et est ouvert à tout·e chercheur·se, quel que soit son statut ou sa discipline. Vous pouvez retrouver toutes les informations nécessaires à l’adresse : https://ateliercga.hypotheses.org/578

Pour toute question, vous pouvez écrire à censure2021@gmail.com

Organisateur/trice(s) et institution d’affiliation :
Atelier Corps, genre, arts d’EFiGiES
Association Queerinal de l’Ecole de Chartes

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Appel à contribution pour la revue Itinéraires : dossier “Publier la littérature”

Appel à contribution pour la revue Itinéraires : dossier “Publier la littérature”

Date limite de dépôt : 15 septembre 2021


Argumentaire 

Ce que plusieurs chercheurs et chercheuses ont appelé « la littérature hors du livre » (Rosenthal et Ruffel 2010 et 2018) occasionne aujourd’hui des changements profonds à l’idée même de « littérature », dans la mesure où l’on considère que celle-ci peut très bien être produite, publiée et reçue dans des contextes qui lui confèrent des parentés troublantes avec les arts de la performance. Outre qu’elle demande de nouvelles collaborations entre certaines disciplines (en particulier les études littéraires et théâtrales), la situation contemporaine permet peut-être de voir que ces liens existaient déjà par le passé, et invite par là à réévaluer la dimension performative de la littérature des siècles précédents. C’est ce double regard sur le présent et le passé, même très ancien, que ce dossier entend engager, dans une ouverture sur toutes les littératures. 

Les formes d’« écritures » contemporaines débordent largement le périmètre de ce qu’on appelle la « littérature ». Celle-ci excède parfois les limites posées en son temps par Nelson Goodman ([1968] 2011) : art à une phase (celle de son écriture), de régime allographique (qu’on ne peut pas contrefaire), dont l’« exécution » (l’écriture) précède toujours l’« implémentation » (sa publication et sa lecture). Autrement dit, la manière dont les textes « entre[nt] dans la culture » (Goodman [1984] 2009) gagne à être réinterrogée. De fait, l’« œuvre » de l’écrivain·e peut être « manifestée » – diversement – par des « objets » (Genette [1994] 2010) autres que le livre. La question de la publication gagne ainsi à être abordée dans son acception la plus large possible, comme la rencontre potentielle ou actualisée d’une œuvre (ou d’une partie de l’œuvre) avec un public. Celle-ci n’est pas nécessairement livresque, mais peut aussi intervenir via l’enregistrement, l’exposition ou la performance, par exemple. 

En ce qui concerne le contemporain, cette diversification des manières de publier – collages numériques, performances, podcasts, tags, etc. – est sans doute moins le signe d’une rupture avec le livre que celui d’une prise en considération de ses limites. Elle témoigne peut-être aussi d’une remise en question de la compréhension de l’activité littéraire comme système clos sur lui-même. Elle se comprend enfin, pour partie, à l’aune de la situation économique des divers auteurs et autrices, en concurrence ou en accompagnement des stratégies médiatiques et publicitaires des entreprises et des institutions. Même si ces pratiques de publication peuvent sembler nouvelles dans leur ampleur, il s’agit de prêter attention aux très nombreux précédents que l’histoire recèle : affiches, chansons, inscriptions urbaines, tracts, etc. On songera en outre aux nombreux espaces de socialisation dont la littérature a disposé par le passé, des salons aux clubs de lecture, en passant par la radio. Idéalement, la considération des pratiques littéraires contemporaines permettrait de faire retour sur des pratiques littéraires plus anciennes et réciproquement sur des pratiques « non littéraires ». 

On pourra se demander dans quelle mesure ces autres manières de publier les textes ressortissent, aujourd’hui et hier, à ce qu’on pourrait appeler le « faire littérature » (Abrecht et alii, 2019). Mais notre attention se portera en priorité sur les manières dont les diverses publications de l’œuvre fonctionnent auprès du public (y compris auprès du lectorat classique). Les reconfigurations de l’œuvre en tant qu’elle n’est plus nécessairement produite en amont et reçue en aval de la publication pourraient ainsi faire l’objet d’un commentaire, de la même manière que les figures d’auteur, d’éditeur et de public qui, selon les modalités, ne sont pas nécessairement distinctes. Quels dispositifs une telle publication agence-t-elle ? Comment les productions littéraires étudiées anticipent-elles des prolongements possibles et leurs réceptions effectives ? 

Cette investigation pourra donc se déployer sur trois plans indépendants, mais qu’il serait bienvenu de conjoindre. Il s’agira d’abord d’envisager la publication en lien avec des pratiques expérimentales ou exploratoires, notamment, qui invitent parfois à reconsidérer la popularisation des productions littéraires et leurs fonctions sociales. Une ouverture sur les héritages contemporains et les précédents historiques des pratiques étudiées rencontrera ensuite l’ambition transhistorique du numéro. L’analyse de ces pratiques de publication « hors du livre » devrait enfin permettre de réévaluer les raisons matérielles (économiques, stratégiques) qui poussent parfois des auteurs et autrices (ou des entreprises et institutions) à renoncer au livre, mais à s’en réapproprier aussi les codes sur un autre support (comme le numérique), ou à s’engager dans la voie de l’autoédition. 

Ainsi les axes privilégiés seront les suivants : 

  • Formes expérimentales de la publication 
  • Perspective transhistorique sur des pratiques contemporaines et anciennes 
  • Réflexions autour du support de publication et des stratégies auxquelles il répond 
  • Réception des formes de publication non livresques 
  • Nouveaux rapports entre auteur, éditeur et lecteur 

D’autres directions ne sont toutefois pas exclues a priori : dans ce cas, merci de prendre contact avec les directeurs·rices du numéro. 

Une première version complètement rédigée des articles est attendue pour le 15 septembre 2021. Il ne faut pas hésiter à prendre contact avec les directeurs·rices du numéro au préalable pour s’assurer de la pertinence de la proposition ou pour discuter de son orientation. Les articles définitifs seront à rendre pour la mi-janvier 2022 et seront évalués en double aveugle, selon les modalités habituellement suivies par la revue. Merci de faire parvenir la première version des articles aux trois co-directeur·ice·s du numéro : francois.demont@unil.chromain.bionda@fabula.org ; mathilde.zbaeren@unil.ch 

Calendrier 

Date limite de soumission des articles (version 1) : 15 septembre 2021 

Date de retour des articles finalisés : 15 janvier 2022 

Orientations bibliographiques 

Abrecht Delphine, Bionda Romain, Demont François, Sermier Émilien et Zbaeren Mathilde, « Faire littérature », dans id. et aliiFaire littérature. Usages et pratiques du littéraire (xixexxie siècles), Lausanne, Archipel, 2019, p. 517. 

Aron Paul et Viala Alain, L’Enseignement littéraire, Paris, PUF, 2005. 

Barras Ambroise et Eigenmann Éric (dir.), Textes en performance, Genève, MetisPresses, 2006. 

Bionda Romain, « Théâtre ou littérature ? Sur le fonctionnement artistique et opéral des textes de théâtre », dans Atelier de théorie littéraire, en ligne sur Fabula, 2018 : http://www.fabula.org/atelier.php?Theatre_ou_litterature

Bricco Elisa (dir.), Le Bal des arts. Le sujet et l’image : écrire avec l’art, Macerata, Quodlibet, 2015. Disponible en ligne : https://books.openedition.org/quodlibet/443

Butor Michel, « La littérature, l’oreille et l’œil » (1968), Répertoire III, Paris, Minuit, 1968, p. 391-403. 

Calderone Amélie, Entre la scène et le livre. Formes dramatiques publiées dans la presse à l’époque romantique (1829-1851), thèse sous la direction d’Olivier Bara, U. Lumière Lyon II, 2015. 

Chartier Roger (dir.), Pratiques de lecture (1985), Paris, Payot & Rivages, 2003. 

Id. et Cavallo Guglielmo (dir.), Histoire de la lecture dans le monde occidental (1995), Paris, Seuil, 2001. 

Dewey John, L’Art comme expérience (1934), trad. Jean-Pierre Cometti (dir.) et alii, Paris, Gallimard, 2005. Titre original : Art as Experience

Dubois Jacques, L’Institution de la littérature, introduction à une sociologie, Bruxelles, Labor, 1978. 

Dupont Florence, L’Invention de la littérature. De l’ivresse grecque au texte latin, Paris, La Découverte, 1994. 

Ducas Sylvie, La Littérature, à quel(s) prix ? Histoire des prix littéraires, Paris, La Découverte, 2013. 

Ferry Ariane et Naugrette Florence (dir.), Le Texte de théâtre et ses PublicsRevue d’histoire du théâtre, n° 245-246, 2010. 

Gefen Alexandre, L’Idée de littérature. De l’art pour l’art aux écritures d’intervention, Paris, José Corti, 2021.  

Genette Gérard, L’Œuvre de l’artImmanence et transcendance (1994). La Relation esthétique (1997), 2nde éd., Paris, Seuil, 2010. 

Goodman Nelson, Langages de l’art. Une approche de la théorie des symboles (1968, 1976), trad. Jacques Morizot (1990), Paris, Arthème Fayard, 2011. Titre original : Languages of Art. An Approach to a Theory of Symbols. 

Id.L’Art en théorie et en action (1984), trad. JeanPierre Cometti et Roger Pouivet (1996), Paris, Gallimard, 2009. Il s’agit des deux premiers chapitres d’Of Mind and Other Matters

Goulet Alain (dir.), Le Littéraire, qu’est-ce que c’est ?, Caen, PUC, 2001. 

Hanna Christophe, Nos dispositifs poétiques, Paris, Questions théoriques, 2010. 

Hirshi Stéphane, Legoy Corinne, Linarès Serge, Saemmer Alexandra et Vaillant Alain (dir.), La Poésie délivrée, Paris, PU de Paris Nanterre, 2017. 

Houdart-Merot Violaine et Petitjean Anne-Marie (dir.), Écritures créatives et Processus de créationLes Cahiers d’Agora, n° 1, s.d. [2018] : https://www.u-cergy.fr/fr/laboratoires/agora/cahiers-d-agora/numero-1.html 

Jey Martine et Perret Laetitia (dir.), L’Idée de littérature dans l’enseignement, Paris, Classiques Garnier, 2019. 

Joinnault Brigitte, Antoine Vitez : la mise en scène des textes non dramatiques. Théâtre-document, théâtre-récit, théâtre-musique, Paris, Max Milo et l’Entretemps, 2018. 

Laisney Vincent, En lisant en écoutant, Bruxelles, Les Impressions nouvelles, 2017. 

Maingueneau Dominique, Contre Saint Proust ou la Fin de la littérature, Paris, Belin, 2006. 

McKenzie Donald Francis, La Bibliographie et la Sociologie des textes (1986), trad. Marc Amfreville, Paris, Cercle de la Librairie, 1991. Titre original : Bibliography and the Sociology of Texts. 

Meizoz Jérôme, Faire l’auteur en régime néo-libéral. Rudiments de marketing littéraire, Genève, Slatkine, 2020. 

Id., « Extensions du domaine de la littérature », dans AOC. Analyse, opinion, critique, en ligne, 2018 : https://aoc.media/critique/2018/03/16/extensions-domaine-de-litterature/

Id.La Littérature « en personne ». Scène médiatique et formes d’incarnation, Genève, Slatkine, 2016. 

Nachtergael Magali, « Le devenir-image de la littérature. Peut-on parler de “néo-littérature” ? », dans Pascal Mougin (dir.), La Tentation littéraire de l’art contemporain, Paris, Presses du réel, 2017. 

Naudier Delphine, « Orchestrer la visibilité des écrivaines et des écrivains en France. Le “capital réputationnel” des attachées de presse », dans Recherches féministes, vol. 24, n° 1, Sans livres mais pas sans lettres : renouveler l’histoire des pratiques d’écriture des femmes, dir. Chantal Savoie et Marie-José des Rivières, 2011, p. 175-191. Disponible en ligne : https://www.erudit.org/fr/revues/rf/2011-v24-n1-rf5003448/1006085ar/

Plana Muriel, Roman, théâtre, cinéma au xxe siècle. Adaptation, hybridation et dialogue des arts, Paris, Bréal, 2014. 

Reinelt Janelle, « La politique du discours : performativité et théâtralité » (2002), trad. Virginie Magnat et Marc Boucher, dans Théâtre/Public, n° 205, Entre deux. Du théâtral et du performatif, dir. Josette Féral, 2012, p. 12-21. 

Rosenthal Olivia et Ruffel Lionel (dir.), La littérature exposée 2Littérature, n° 192, 2018 ; également en ligne : https://www.cairn.info/revue-litterature-2018-4.htm

Id. (dir.), La Littérature exposée. Les écritures contemporaines hors du livreLittérature, n° 160, 2010 ; également en ligne : https://www.cairn.info/revue-litterature-2010-4-page-3.htm

Sermon Julie et Chapuis Yvane (dir.), Partition(s). Objets et concept des pratiques scéniques (20e et 21e siècles), Paris, Les Presses du réel, 2016. 

Souriau Étienne-Émile, Les Différents Modes d’existence (1943), éd. Isabelle Stengers et Bruno Latour (2009), Paris, PUF, 2018. 

Stone Peters Julie, Theatre of the Book: 1480-1880. Print, Text, and Performance in Europe, New York, Oxford UP, 2000.  

Tackels Bruno, Les Écritures de plateau. État des lieux, Paris, Les Solitaires intempestifs, 2015. 

Théval Gaëlle, « Non-littérature ? », dans Itinéraires. Littérature, textes, cultures, n° 2017-3, Littératures expérimentales. Écrire, performer, créer à l’ère numérique, dir. Magali Nachtergael, en ligne, 2018 : https://journals.openedition.org/itineraires/3900

Id.Poésies ready-made, xxexxie siècles, Paris, L’Harmattan, coll. « Arts & Médias », 2015. 

Todorov Tzvetan, La Notion de littérature. Et autres essais, Paris, Seuil, 1987. 

Viard Bruno, « Restaurer la transitivité de la littérature », dans Claude Pérez et Jean-Raymond Fanlo (dir.), Enseigner la littérature à l’université aujourd’hui, Fabula, Colloques en ligne, 2011 : https://www.fabula.org:443/colloques/document1496.php  

Vouilloux Bernard, « Du dispositif », dans Philippe Ortel (dir.), Discours, image, dispositif. Penser la représentation II, Paris, L’Harmattan, 2008, p. 15-31. 

Id.Langages de l’art et Relations transesthétiques, Paris, L’éclat, 1997. 

Zenetti Marie-Jeanne, Factographies. L’enregistrement littéraire à l’époque contemporaine, Paris, Classiques Garnier, « Littérature, histoire, politique », 2014. 

Zumthor Paul, Performance, réception, lecture, Longueuil, Le Préambule, 1990. 

Appel à contribution pour la revue Itinéraires : dossier “Fables du trauma”

Appel à contribution pour la revue Itinéraires : dossier “Fables du trauma”

Date limite de dépôt : 1er juin 2021


Argumentaire

Si le récit occupe une place centrale dans l’appréhension du trauma aujourd’hui, quelle place pouvons-nous offrir à la fable et au processus de fabulation?

Depuis la fin du XXe siècle, les travaux issus des trauma studies et des études littéraires ont pu faire état du rapport paradoxal que la notion de trauma entretient avec le récit. Ils ont insisté, d’une part, sur les implications narratives de la représentation problématique du trauma, et d’autre part, sur les fonctions éthiques, réparatrices et thérapeutiques de la mise en récit. Si fable et récit ne s’opposent pas nécessairement, aborder la question du trauma par le prisme de la fable et de la fabulation permet, en revanche, d’accorder une place plus importante au rôle et au fonctionnement de la fiction, à sa mise en scène en tant que telle, au travail d’étrangéification du réel, à l’imagination et à l’hybridation générique. Dans le sillage des travaux récents qui renouvellent l’étude des pouvoirs de la fiction, le présent dossier a pour perspective d’explorer les liens entre fable, fabulation et trauma.

« Fable » et « fabulation » comprennent une ambiguïté fructueuse liée à une triple acception : la fable comme activité d’imagination et d’invention (ou comme résultat de cette invention) ; la fable comme récit faux, mensonger, ou construction mythique ; ou encore la fable comme fabulation dans sa dimension clinique, invention de faits imaginaires que le sujet présente comme réels. En outre, la « fabulation » a été mobilisée par différents penseurs qui, chacun dans leur domaine, ont cherché à mettre en relief sa dimension positive et sa portée politique.

Reprenant à Henri Bergson le terme de fabulation mais lui donnant une nouvelle orientation, Gilles Deleuze met en relief la dimension productrice de la fabulation. Celle-ci est susceptible de constituer une force d’opposition aux récits dominants qui façonnent le monde mais aussi d’inventer ce « qui manque » en se dégageant d’un « actuel vécu » apparaissant dès lors comme « l’invivable », « l’intolérable ». Parce qu’elle perturbe les relations entre réalité et fiction, la fabulation engage un nouveau rapport possible au monde. Cette question intéresse de nombreux théoriciens et penseurs. Par exemple, Ronald Bogue s’empare de la fabulation deleuzienne pour aborder un corpus littéraire contemporain. Saidiya Hartman, en passant par ce qu’elle appelle la critical fabulation donne sa part de fiction aux archives photographiques. De son côté, Donna Haraway mobilise l’expression de speculative fabulation pour penser la portée critique et créatrice de récits. Lionel Ruffel, quant à lui, utilise le terme de fabulation pour analyser en littérature ces fictions « à effet de fiction » qui font de la fabulation et de la « dérive référentielle » des modes d’accès privilégié à la réalité.

Si l’on entend « fable » dans la plus grande extension du terme – du récit mensonger à l’élaboration de fictions ou de « contre-fictions », en passant par la production d’une lecture orientée, voire idéologique, des événements – apparaissent un certain nombre d’interrogations. Le trauma étant souvent considéré comme ce qui met en crise la dimension référentielle du langage (Caruth), ce qui engendre une déréalisation du monde ou ce qui est lié à des événements occultés, comment la fable et la fabulation en permettent-elles l’expression et l’accès ? À l’inverse, comment certaines fables participent-elles de ce phénomène d’occultation ? Quelles sont les modalités narratives, énonciatives et/ou discursives de ces récits et de ces discours ? Comment ces derniers concourent-ils à restaurer ou à construire une lisibilité du monde et des événements ou, au contraire, comment cherchent-ils à la déstabiliser, voire à engendrer de nouveaux possibles ? Quelle puissance inventive, diagnostique et critique peut être contenue dans les fables ou dans l’acte de fabulation appelés par le trauma ?

Enfin, un pas supplémentaire peut être fait dans la compréhension de l’expression « fables du trauma » : si l’on envisage le trauma comme une catégorie de pensée historique, un discours de savoir et un « régime de véridiction » particulier (Fassin et Rechtman), peut-on alors considérer qu’il constitue aujourd’hui un nouveau « grand récit » (Lyotard) occidental ? De ce point de vue, il s’agirait de s’intéresser aux productions littéraires et artistiques qui cherchent à mettre en scène, à troubler, voire réfuter cette « fable ».

Les propositions de contribution attendues pour ce dossier prendront en compte une ou plusieurs de ces questions qui ne sont pas exclusives les unes des autres. Elles porteront sur des œuvres littéraires/artistiques ou critiques de toutes aires géographiques qui explorent les liens entre trauma, fable et fabulation et s’intéressent aux implications, aux formes ou encore aux modes de circulation de ces dernières.

Merci de faire parvenir vos propositions (500 mots) ainsi qu’une bio-bibliographie à Alice Laumier (alicelaumier@gmail.com) et Rym Khene (rymkhene@gmail.com) d’ici le 1er juin 2021.

Calendrier

Date limite d’envoi des proposition : 1er juin 2021

Réponse : 15 juillet 2021

Remise des articles : 15 novembre 2021

Date de publication : 2022

Bibliographie indicative :

BALAEV Michelle, « Trends in Literay Trauma Theory », in Mosaic: An Interdisciplinary Critical Journal, vol. 41, n° 2, juin 2008.

BERGSON Henri, Les Deux sources de la morale et de la religion [1932], Paris, PUF, 2013.

BOGUE Ronald, Deleuzian Fabulation and the Scars of History, Edinburgh, Edinburgh University Press, 2010.

CARUTH Cathy, Unclaimed Experience: Trauma, Narrative and History, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 1996.

COQUIO Catherine, Le Mal de vérité ou l’utopie de la mémoire, Paris, Armand Colin, 2015.

CRAPS Stef, Postcolonial Witnessing Trauma Out of Bounds, Palgrave Macmillan, 2013.

DELEUZE Gilles, L’Image-temps. Cinéma 2, Paris, Les Éditions de Minuit, coll. « Paradoxe », 1985.

FASSIN Didier et RECHTMAN Richard, L’Empire du traumatisme [2007]. Enquête sur la condition de victime, Paris, Flammarion, coll. « Champs essais », 2011.

HARAWAY Donna, Staying with the Trouble, Durham, North Carolina, Duke University Press, 2016.

HARTMAN Saidiya, Wayward Lives, Beautiful Experiments, New York, WW. Norton & Company, 2019.

LAZALI Karima, Le Trauma colonial. Une enquête sur les effets psychiques et politiques contemporains de l’oppression coloniale en Algérie, Paris, La Découverte, 2019.

LEYS Ruth, Trauma: A Genealogy, Chicago, University of Chicago Press, 2000.

LUCKHURST Roger, The Trauma Question, London, Routledge, 2008.

LYOTARD Jean-François, La Condition postmoderne, Paris, Les Éditions de Minuit, coll. « Critique », 1979.

RUFFEL Lionel, Volodine post-exotique, Nantes, Cécile Defaut, 2007.

WHITEHEAD Anne, Trauma Fiction,Edinburgh, Edinburgh University Press, 2004.

Colloque International “Intime et Intimité au Siècle d’or II. Les lieux de l’intime et le rapport au corps en Europe aux XVIe et XVIIe siècles” (MSH Dijon, 14-15 octobre 2021)

Intime et Intimité au Siècle d’or II. Les lieux de l’intime et le rapport au corps en Europe aux XVIe et XVIIe siècles

Colloque International “Intime et Intimité au Siècle d’or II. Les lieux de l’intime et le rapport au corps en Europe aux XVIe et XVIIe siècles” (MSH Dijon, 14-15 octobre 2021)

Appel à communications

© Image : Anonyme, Dame à sa toilette (fin XVIe s.),
huile sur toile, 96 x 73 cm, Dijon, Musée des Beaux-Arts.

Date limite de dépôt : 4 juin 2021

Présentation

La crise sanitaire actuelle, avec ses épisodes de confinement répétés, ses mesures de distanciation sociale et ses gestes barrière qui entravent les corps, replace la sphère de l’intime au cœur des interrogations des sciences humaines. Nous proposons d’apporter un regard critique sur la question des espaces intimes et du rapport au corps grâce à un éclairage rétrospectif et pluridisciplinaire. Ce colloque international programmé les 14 et 15 octobre 2021 fait suite à un premier volet qui a eu lieu en mars 2019 à Paris 13[1]. Il est le fruit d’une collaboration entre l’équipe « Intime » du laboratoire TIL (UBFC), spécialisée dans l’étude des aspects protéiformes de l’exposition de l’intime à différentes époques, et des laboratoires pluridisciplinaires PLEIADE (USPN) et HLLI (ULCO). Si la première rencontre collective était centrée sur la légitimité de la notion d’intime dans la culture hispanique du Siècle d’or, le présent colloque étendra le champ de la réflexion aux différentes aires culturelles européennes à l’époque moderne en ciblant plus spécifiquement les topiques de l’intime (réelles ou représentées) et leur lien étroit avec le corps humain en quête d’intériorité et/ou de confidentialité.

Quels sont les espaces où le corps prend place de façon intime dans l’Europe des XVIe et XVIIe siècles ? Espaces de la toilette, du sommeil ou de la vie maritale et sexuelle en passant par la vie spirituelle, intellectuelle ou créative, mais aussi espaces du soin au sein et hors du cadre domestique, les sociétés européennes des XVIe et XVIIe siècles offrent de multiples cas de figure, à une époque où l’idée même de préservation de l’intimité, notamment corporelle, n’est pas toujours établie. Les réflexions porteront sur l’articulation entre espaces de la sphère privée et intime, et la façon dont le corps les habite, s’y révèle ou au contraire y demeure caché. Nous proposons de croiser différents champs disciplinaires, afin de confronter des études portant sur les réalités topologiques vérifiées (histoire des mentalités, histoire des sciences, patrimoine architectural) et des travaux analysant les représentations de ces lieux de l’intime (philologie, histoire de l’art, histoire des idées).

Un premier axe de réflexion analysera les espaces domestiques favorisant la vie intérieure (cabinet, bibliothèque, oratoire). On s’interrogera sur la façon dont l’espace concret de la maison est aménagé pour permettre à l’individu de disposer le corps et l’esprit à la concentration et à la méditation, dans la solitude ou dans le cadre de sociabilités restreintes à un cercle intime (secrétaire, conseiller, confesseur). L’espace domestique est également le lieu du soin du corps (lieux de la toilette) en concurrence parfois avec des espaces publics (bains). De même, l’organisation de la maison prévoit parfois de façon différenciée selon les statuts sociaux une intimité conjugale (chambre, lit).

Un deuxième volet s’intéressera aux lieux de la vie spirituelle et à la façon dont sont configurés les espaces des lieux réservés à la dévotion, à la fois sur un plan concret favorisant le recueillement, mais aussi sur un plan symbolique : la clôture, la cellule monacale, les ermitages et autres lieux de retraite, le confessionnal sont autant de lieux codifiés où le corps est contraint spatialement pour être en harmonie avec une démarche spirituelle, une quête d’intimité avec Dieu, tantôt individuelle, tantôt collective ou partagée. Il s’agira également des lieux domestiques de religiosité clandestine où le corps doit passer inaperçu (crypto-judaïsme, crypto-islamisme, illuminisme en Espagne, protestantisme en France ou catholicisme en Allemagne ou en Grande-Bretagne au temps des guerres de religion).

Un troisième pan d’analyses sera consacré à l’aménagement des lieux de soin et de réclusion. Dans le premier cas, les malades sont soignés à l’époque moderne à leur domicile (isolement ou au contraire accompagnement étroit du malade dans sa chambre personnelle)ou à l’hôpital (configuré avec des salles communes ou certains espaces de confidentialité). D’autre part l’enfermement que suppose l’espace carcéral (couvents, tours, oubliettes, prisons royales ou inquisitoriales) interroge avec d’autant plus d’acuité le rapport à l’intime et au corps.

Enfin un quatrième axe s’interrogera sur les lieux intérieurs et extérieurs propices aux rencontres et liaisons amoureuses : jardins privés, parages reculés, montagnes, grottes et autres lieux cachés. Correspondances privées et représentations littéraires ou artistiques pourront être explorées pour mettre au jour les espaces privilégiés de cet intime caché, particulièrement fécond dans la littérature romanesque, le théâtre et la poésie lyrique.

La perspective pluridisciplinaire à l’œuvre dans ce colloque permettra de confronter des travaux d’ordre architectural et historique portant sur des archives, des œuvres médicales et testimoniales, avec des analyses philologiques et sémiotiques appliquées à des œuvres littéraires (fictions, essais, mémoires…), ainsi que des approches consacrées à des représentations iconographiques.

Les résultats attendus de ces analyses complémentaires permettront de dégager des pratiques similaires ou différenciées en matière de préservation ou d’exposition du corps dans des activités privées, confidentielles ou clandestines, en fonction des aires géographiques et culturelles étudiées, des ancrages topographiques (ville vs campagne), des statuts sociaux (nobles vs roturiers ; riches vs pauvres) et du degré de sacralisation de certains lieux (espaces de dévotion ; espace sacralisé du palais royal). Il s’agira également de mesurer l’écart entre les réalités constatées historiquement et les représentations, souvent symboliques, qui en sont faites à travers différentes expressions artistiques.

Ce colloque international donnera lieu à une publication scientifique conçue comme un ouvrage collectif interdisciplinaire.

Comité d’organisation 

Estelle Garbay-Velázquez (TIL, UBFC), Cécile Iglesias (TIL, UBFC), Florence Madelpuech-Toucheron (HLLI, ULCO) et Sarah Pech-Pelletier (PLEIADE, Université Sorbonne Paris Nord).

Lieu 

MSH de l’Université de Bourgogne (Dijon) si présentiel possible ; en distanciel ou hybride sur Teams et Youtube si la situation sanitaire l’exige.

Calendrier

Les propositions de communication (titre, résumé d’environ 300 mots et bref CV) devront parvenir à  estelle.garbay-velazquez@u-bourgogne.fr  / cecile.iglesias@u-bourgogne.fr  / florence.toucheron@univ-littoral.fr / sarah.pelletier@univ-paris13.fr.

Date limite : le 4 juin 2021. Les réponses seront communiquées au plus tard fin juin 2021.

Langues de rédaction

Les langues de rédaction acceptées sont : le français, l’anglais, l’espagnol de préférence (l’italien, l’allemand et le portugais sont possibles, avec résumé dans l’une des langues principales).

Documents

Télécharger l’appel en espagnol.

Télécharger l’appel en français.

Télécharger l’affiche.


[1] Intime et intimité en Espagne au Siècle d’Or (espaces, émotions, représentations). Colloque international, 28-29 mars 2019, Université Paris 13. Dossier publié sous la direction de Florence Madelpuech-Toucheron et Sarah Pech-Pelletier dans la revue e-Spania, 37 (octobre 2020). https://journals.openedition.org/e-spania/35987

Agenda

janvier 2022
février 2022
mars 2022
avril 2022
mai 2022
juin 2022
mai 2027
Pas d'événement actuellement programmé.

Colloque Les arts plastiques et la musique au prisme du cinéma : penser l’hybridité

colloque les arts plastiques et la musique au prise du cinéma : penser l'hybridité

Colloque “Les arts plastiques et la musique au prisme du cinéma : penser l’hybridité”

Appel à communications

© Image : Edward Hopper, New York Movie, 1939.

Date limite de dépôt : 14 décembre 2020

Présentation

Dès le début du xxe siècle, de nombreux écrits ont affirmé la nature syncrétique[1] du cinéma, alors synonyme de modernité. Les années 1920, en particulier, furent marquées par la publication d’essais rapprochant, ou au contraire distinguant, le cinéma des autres arts. Alors qu’il a été considéré par les uns comme la forme artistique la plus complète, d’autres ont interprété son hybridité comme un échec à fonder sa propre esthétique. Toujours est-il qu’à l’âge du numérique, le cinéma n’a rien perdu de sa ductilité, même s’il est devenu un système de représentation minoritaire, selon les analyses de Jean-Michel Frodon[2]. Ainsi, en adoptant un point de vue transdisciplinaire, ce colloque entend interroger l’hybridité cinématographique, des origines de ce médium jusqu’à nos jours. Toutefois, nous laisserons de côté son rapport à la littérature, trop vaste à étudier dans ce cadre, pour nous consacrer exclusivement aux rapports du grand écran à la musique et aux arts plastiques.

La rencontre de ces pratiques artistiques a déjà suscité de multiples travaux, tant dans le champ des études cinématographiques que musicologiques, ou relevant de l’histoire de l’art ; néanmoins, toutes les perspectives ne semblent pas avoir été épuisées.

En effet, bien souvent, le rapport au septième art a été envisagé dans un sens plutôt qu’un autre, selon les disciplines. D’une part, la musique de film a suscité une production scientifique très abondante[3], conjuguant les points de vue analytique, historique, esthétique ou technique. En revanche, malgré quelques travaux récents, la musicalité du cinéma, désignée comme telle par le musicologue Émile Vuillermoz[4] – qui est aussi l’un des fondateurs de la critique cinématographique – mériterait une étude plus approfondie. En effet, l’analogie entre cinéma et musique repose sur des paradigmes communs (rythme, tempo[5]) ou transposables d’un médium à l’autre (harmonie, cadence, variations d’intensité, etc.), ou encore sur des similitudes formelles. De ce point de vue, les fondements théoriques de cette hybridité, ses apories, mais aussi et surtout les expérimentations cinématographiques auxquelles elle a donné lieu, gagneraient à être explorés et analysés plus systématiquement. Car si le cinéma d’avant-garde, dans l’entre-deux-guerres, est particulièrement propice à ce rapprochement (songeons par exemple à Germaine Dulac[6] ou à Walter Ruttmann), il faut également tenir compte des réalisations plus tardives relevant de la culture de masse. Aussi les travaux de Danijela Kulezic-Wilson[7], par leur explicitation des enjeux théoriques et pratiques du concept de musicalité cinématographique, constituent-ils un jalon important. Ajoutons enfin que cette hybridité sera d’autant plus manifeste chez des réalisateurs également compositeurs, tels Emir Kusturica ou Tony Gatlif, mais d’autres figures pourraient évidemment être évoquées : Wim Wenders, Wong Kar Wai, etc. (La liste est longue).

D’autre part, dans le domaine des arts plastiques, beaucoup d’études se sont centrées sur les emprunts du cinéma à la peinture, et sur la picturalité de l’œuvre cinématographique[8]. De même, les biopics inspirés de la vie des artistes (Goya de Carlos Saura, Van Gogh de Maurice Pialat, La Belle Noiseuse de Jacques Rivette, etc.) ont souvent retenu l’attention des chercheurs, dans la mesure où ils offrent un regard singulier sur le geste créateur ou le statut de l’artiste[9]. On se situe alors dans le domaine de la représentation – celle de l’artiste au travail, ou celle de l’œuvre, intégrée au réseau sémantique que construit le film – qui invite à s’intéresser au procédé de la citation[10]. Inversement, on s’est peu penché sur ce que la peinture ou les arts graphiques doivent au septième art, sur le plan du langage et de l’esthétique, bien que certaines figures comme Andy Warhol ou Edward Hopper aient éveillé un vif intérêt. Pensons également au catalogue de l’exposition new yorkaise « Picasso, Braque and Early Film in Cubism », seul en son genre d’après François Albera[11]. Les contributions pourront ainsi s’arrêter sur le « cinématisme »[12] des œuvres – pour reprendre l’expression forgée par S. M. Eisenstein –, sur des plasticiens aux pratiques plurielles et/ou intermédiatiques, sur leur formation ou leur itinéraire à la croisée du cinéma et des autres arts. En outre, les rapports de la bande-dessinée au grand écran mériteraient d’être approfondis, au-delà de la question de l’adaptation ; on pourra également s’intéresser à des productions encore largement laissées dans l’ombre, telles que l’imagerie qui circule en marge du spectacle filmique, ou l’évolution de l’art de l’affiche en interaction avec le cinéma.

En définitive, grâce à ce double point de vue sur le cinéma – un art façonné par les autres mais aussi façonnant –, ce colloque entend appréhender des pratiques artistiques hybrides (entre cinéma et musique ou arts plastiques) en lien avec un univers médiatique nécessairement pluriel[13], tout au long des xxe et xxie siècles. On privilégiera des approches originales susceptibles d’apporter un nouveau regard, au sein des courants d’avant-garde comme dans le cadre de ce que l’on a appelé la culture de masse, sur la plasticité du septième art ; une plasticité dont témoignent les nombreuses métaphores artistiques auxquelles ont eu recours les théoriciens et les critiques cinématographiques.

Axes de réflexion

Sans se limiter à une aire géographique ou culturelle, les propositions de communication, en français ou en anglais, d’une durée de 20 à 25 min, pourront s’inscrire dans l’un des axes suivants dont la liste n’est qu’indicative :

  • La musicalité du cinéma
  • Les mises en image de la musique
  • L’imagerie du cinéma
  • Les emprunts esthétiques au cinéma dans les arts plastiques
  • Les emprunts terminologiques aux autres arts dans la critique ou la théorie du cinéma
  • L’hybridité en question : dissonances et hiatus
  • Approches transversales mettant en jeu à la fois le cinéma, la musique et les arts plastiques

Envoi des propositions

Les propositions de communication (en .doc ou .docx), sont à envoyer à Cécile Fourrel de Frettes et à Inès Taillandier-Guittard, au plus tard le 14 décembre 2020, aux deux adresses suivantes : cecile.fourreldefrettes@univ-paris13.fr et ines.taillandierguittard@univ-evry.fr

Elles comprendront :

  • un titre
  • un résumé de 300 à 400 mots
  • une brève biobibliographie

Une réponse sera apportée, après examen des propositions, avant le 30 janvier 2021.

Document

Télécharger le pdf de l’appel, ici.

Organisation

  • Unité de Recherche pluridisciplinaire Pléiade (UR 7338) et structure fédérative de recherche MÉDIALECT, Université Sorbonne Paris Nord
  • RASM-CHCSC (Recherche, arts, spectacle, musique – Centre d’Histoire culturelle des sociétés contemporaines), Université d’Évry/Paris-Saclay

Dates du colloque : 15 et 16 avril 2021

Lieux : Université d’Évry et Université Sorbonne-Paris-Nord (Campus de Villetaneuse)

Le colloque sera suivi d’une publication des articles retenus après évaluation.

Comité scientifique

  • Brice Castanon-Akrami (Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade)
  • Cécile Fourrel de Frettes (Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade)
  • Chloé Huvet (Université d’Évry/Paris-Saclay, RASM-CHCSC)
  • Emmanuel Le Vagueresse (Université de Reims Champagne-Ardenne, CIRLEP)
  • Marie-Linda Ortega (Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle, CREC)
  • Valérie Stiénon (Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade)
  • Inès Taillandier-Guittard (Université d’Évry/Paris-Saclay, RASM-CHCSC)
  • Grégoire Tosser (Université d’Évry/Paris-Saclay, RASM-CHCSC)
  • Cécile Vincent-Cassy (Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade)

Notes

[1] Cette idée est par exemple récurrente dans les textes réunis par Daniel Banda et José Moure : Le Cinéma. Naissance d’un art, 1895-1920, Paris, Flammarion, 2008. Voir également François Albera (éd.), Les Formalistes russes et le cinéma. Poétique du film, Paris, Nathan, 1996, et id., Le Cinéma au défi des arts, Liège, Yellow now, Coll. « Côté cinéma », 2019.

[2] Jean-Michel Frodon, Horizon cinéma. L’Art du cinéma dans le monde contemporain à l’âge du numérique et de la mondialisation, Paris, Cahiers du cinéma, Coll. « 21e siècle », 2006.

[3] Voir Jeannie Pool et Stephen H. Wright, A Research Guide to Film and Television Music,New York, Oxford University Press, 2011.

[4] Voir Émile Vuillermoz, « La musique des images » (1927), cité dans Emmanuelle Toulet et Christian Belaygue, Musique d’écran. L’Accompagnement musical du cinéma muet en France : 1918-1995, Paris, Réunion des Musées Nationaux, p. 113-120.

[5] Laurent Guido, L’Âge du rythme. Cinéma, musicalité et culture du corps dans les théories françaises des années 1910-1930, Lausanne, Payot, 2007 ; Danijela Kulezic-Wilson, dans The Musicality of Narrative Film (Londres, Palgrave Macmillan, 2015), fonde cette analogie sur trois éléments de convergence : temps, rythme et mouvement.

[6] Germaine Dulac, Écrits sur le cinéma (1919-1937), éd. Prosper Hillairet, Paris, Paris Expérimental, 1994. Roxane Hamery, « Debussy tel qu’en lui-même le cinéma l’a vu (et entendu) : Arabesques de Germaine Dulac et Images pour Debussy de Jean Motry », Musurgia, vol. 17, nº 2, 2010, p. 71-84.

[7] Danijela Kulezic-Wilson, The Musicality of Narrative Film, op. cit.

[8] Certains réalisateurs qui ont revendiqué ou affiché cette intermédialité se prêtent tout particulièrement à de telles d’analyses. Voir François Albera, Le Cinéma au défi des arts, op. cit. ; Patricia-Laure Thivat (dir.), Peinture et cinéma. Picturalité de l’image filmée de la toile à l’écran, numéro spécial de la revue Ligeia, vol. 2, nº 77-80, 2007, p. 73-283.

[9] Voir Gilles Mouëllic et Laurent Le Forestier (dirs.), Filmer l’artiste au travail, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2013.

[10] Voir Pierre-Henry Frangne, Antony Fiant et Gilles Mouëllic (dirs.), Les Œuvres d’art dans le cinéma de fiction, Rennes, Presses universitaires de Rennes,2014 ; Dominique Sipère et Alain J.-J. Cohen (dirs.), Les Autres Arts dans l’art du cinéma, Rennes, Presses universitaires de Rennes,2007 ; Alain Bonfand, Le Cinéma saturé. Essai sur les relations de la peinture et des images en mouvement, Paris, Vrin, Coll. « Essais d’Art et de Philosophie », 2012 (2e édition revue et augmentée).

[11] « Cinéma et peinture, peinture et cinéma », 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze, nº 54, 2008, mis en ligne le 1er février 2011, consulté le 20 septembre 2020. URL : http://journals.openedition.org/1895/2932. Dans son étude, Berenice B. Rose analyse comment Picasso transpose le phénomène filmique à la toile dans Les Demoiselles d’Avignon (1907). Selon elle, « Picasso et Braque s’emparèrent du cinéma comme un agent catalytique – un deus ex machina – pour mettre en pièces les conventions de la représentation jusque dans leurs fondations et les reconstruire ». Voir Tom Gunning, Bernice B. Rose et Jennifer Wild (éd.), Picasso Braque and Early Film in Cubism, PaceWildenstein Gallery, New York, 2007, p. 37.

[12] Dans un ensemble de textes publiés sous le titre Cinématisme : peinture et cinéma (Dijon, Les Presses Du Réel, 2009), Eisenstein définit une méthodologie de l’analyse de l’œuvre d’art dans ses rapports au cinéma.

[13] Nous renvoyons ici aux travaux d’André Gaudreault et Philippe Marion, selon lesquels un média « trouve progressivement sa personnalité en gérant de manière plus ou moins singulière l’irrépressible part d’intermédialité qui toujours le traverse ». Voir « Un média naît toujours deux fois », dans André Gaudreault et François Jost (dirs.), « La croisée des médias », Sociétés et représentations, nº 9, Paris, Publications de la Sorbonne, CREDHESS, avril 2000, p. 21-36.

Pléiade