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Violette Nozière, la fleur du mal. Une histoire des années trente, Ceyzérieu, Champ Vallon, coll. « Epoques », 2017, 395 p.

Demartini : Violette Nozière

d’Anne-Emmanuelle Demartini

 

Un soir d’été de l’année 1933, à Paris, une famille ordinaire bascule dans le drame : Violette Nozière, âgée de 18 ans, empoisonne ses parents et entre, avec son col de fourrure noire et son béret incliné, dans l’histoire des grandes affaires criminelles. Lorsqu’elle passe aux aveux, la jeune fille accuse son père de relations incestueuses. Parricide, inceste, poison : le fait divers sensationnel, modelé par les médias du temps, a tout d’une tragédie moderne. L’enquête tient en haleine une opinion que ce crime hors-norme promène dans le logis ouvrier, sur les trottoirs de la capitale, parmi les femmes vénéneuses et les parents indignes, les étudiants corrompus, les « métèques » et les élites « pourries ». L’affaire interroge les relations entre pères et filles, entre parents et enfants, entre hommes et femmes. Violette devient la « fleur du mal », sombre icône de l’émancipation féminine et du conflit de générations dans une France en crise. Elle est condamnée à mort avant d’être grâciée et finalement réhabilitée.

Explorant les représentations, les passions et les questions soulevées par le crime, retraçant l’itinéraire exceptionnel d’une femme, ce livre offre une lecture entièrement neuve d’un crime resté célèbre. Surtout, il propose une manière de faire de l’histoire avec une affaire judiciaire. Forme d’histoire totale consistant à étudier de façon approfondie un petit objet et à le déplier dans toutes ses dimensions pour lire une société, la micro-histoire révèle ici, avec une efficacité inédite, l’imaginaire social et ses dynamiques.

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