La Ronde. Dix dialogues, Éditions Gallimard, coll. “Folio Théâtre”, 2016

Arthur Schnitzler

Texte présenté, traduit et annoté par Anne Longuet Marx

« De tout l’hiver, je n’ai écrit qu’une suite de scènes qui est parfaitement impubliable et sans grande portée littéraire, mais qui, si on l’exhume dans quelques centaines d’années, jettera sans doute un jour singulier sur certains aspects de notre civilisation »
(lettre d’Arthur Schnitzler à Olga Waissnix du 24 février 1897)
Depuis lors, et après maintes péripéties éditoriales et scéniques, ce « jour singulier » n’a plus cessé de nous réjouir, qui éclaire non seulement une époque mais l’essence même du désir et ce qui fait le charme et le mystère de la rencontre entre deux êtres. Freud ne s’y est pas trompé qui voyait en Schnitzler son frère par l’intuition et la subtile auto-observation des profondeurs psychologiques.
De ce sentiment aigu de la confusion entre vie et comédie est née une machine théâtrale dont les rouages nous invitent à entrer sans plus tarder dans la danse spectaculaire et inépuisable du désir humain que constitue cette Ronde.
En dix scènes, dont la dernière recouvre la première, dix couples ont une brève liaison, chaque personnage apparaissant deux fois. Les milieux sociaux, les âges, les aventures diffèrent à chaque fois. L’audace de la peinture physique n’a permis de mettre en scène la pièce qu’en 1920 à Berlin pour la première fois.

Télécharger le communiqué de presse

Rencontre autour de La Ronde de Schnitzler : invitation