Colloque international / Congreso internacional : “La place des femmes dans l’hispanisme : les pionnières” / “Ser mujer e hispanista: el papel de las pioneras”

Affiche Hispanisme Pionnières

John Phillip, Portrait of Lady Louisa Tennyson. Source : Royal Scottish Academy

ORGANISATION

Université Sorbonne Paris Nord et Unité de recherche pluridisciplinaire Pléiade / Centre de Recherche sur l’Espagne Contemporaine (CREC) de l’Université Sorbonne Nouvelle

AFFICHE ET PROGRAMME

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ARGUMENTAIRE

Comme dans bien d’autres domaines des sciences et des lettres, l’hispanisme est, à ses débuts, une affaire d’hommes. Les candidates au baccalauréat et celles qui poursuivaient leurs études sur les bancs de l’université étaient bien rares à la fin du XIXe siècle. En France, l’hispanisme devint académique entre 1884 et 1900, tout d’abord grâce à l’action isolée de quelques professeurs qui manifestaient un goût pour l’histoire, la littérature et l’art du pays voisin, principalement à Paris d’abord, puis Toulouse, Bordeaux et Montpellier. À la fin du XIXe siècle, l’espagnol commença à être enseigné dans le secondaire, puis l’agrégation fut créée en 1899. Il fallut attendre la Première Guerre mondiale pour voir apparaître les premières femmes lauréates, qui vinrent occuper les places laissées vacantes par les hommes mobilisés sur le front. Bien que le début des années 1920 fût marqué par un retour en force des hommes parmi les lauréats, un pas décisif avait été franchi, et progressivement une certaine mixité allait commencer à s’instaurer.

Quelle serait la carrière de ces premières hispanistes ? Est-elle comparable à celle de leurs homologues masculins ? Étaient-elles mieux acceptées dans certaines sphères, tandis que d’autres restaient principalement réservées aux hommes ? Pouvaient-elles aspirer à la même reconnaissance que ces derniers à une époque où, par exemple, l’attribution du prix Goncourt à une femme avait suscité de vives polémiques ? À première vue, l’enseignement semble être la voie privilégiée par nombre d’entre elles. Elles sont rares à rédiger une thèse, à la différence des agrégés de leur génération ou plus âgés. De même, la proportion d’articles qu’elles signaient dans les revues scientifiques était infime en comparaison de la production masculine. Ce fut par la traduction que nombre de femmes accédèrent à la littérature, contribuant ainsi à la circulation internationale des textes.

Ce colloque s’intéressera aux itinéraires singuliers et collectifs des pionnières de l’hispanisme, à leur degré d’intégration ou de marginalisation dans le(s) réseau(x) de la discipline, de l’Université et du monde des Arts et des Lettres, au rôle et à la place qui furent les leurs en leur temps. Loin de se limiter aux hispanistes françaises, ce colloque entend récupérer la mémoire d’hispanistes de tous horizons, ayant développé leur activité en lien avec l’Espagne ou l’Amérique Latine.

Les interventions s’insèreront dans un ou plusieurs des axes ci-dessous :

  • Études de cas ou études prosopographiques;
  • Réseaux nationaux et transnationaux ;
  • Formation, concours et carrière des pionnières de l’hispanisme ;
  • Leur place à l’université, dans des institutions (telles que l’Institut hispanique, le Colegio de España, la Casa de Velázquez, etc.), dans les sociétés savantes (par exemple, la Société des Langues Néo-Latines ou la plus récente SHF) et les associations ; certaines organisations ont-elles encouragé le développement de l’hispanisme au féminin ?
  • Les pionnières de l’hispanisme comme médiatrices au travers de l’édition, la traduction et le journalisme ou encore la conservation, les archives et les bibliothèques ;
  • Les voyageuses en Espagne et en Amérique latine.

PROGRAMME

JEUDI 6 OCTOBRE

9h15. Accueil

9h45. Ouverture du colloque : Françoise Palleau-Papin, directrice de Pléiade ; Marie Franco et Evelyne Ricci, co-directrices du CREC

10h00. Présentation : Cécile Fourrel de Frettes et Ivanne Galant

Table 1 : Les pionnières et les institutions de l’hispanisme

Présidence de séance : Ivanne Galant

10h15. Présentation inaugurale de Nancy Berthier, Sorbonne Université CRIMIC, Directrice de la Casa de Velázquez à Madrid.

10h30. Bernat Hernández (Universitat Autònoma de Barcelona, Espagne), « Our own early history… Las pioneras norteamericanas y el primer latinoamericanismo del siglo XX ».

10h50. Luis G. Martínez del Campo (Docteur en Histoire de la Universidad de Zaragoza, Espagne), « Académicas anónimas: La incorporación de las mujeres a la comunidad profesional de hispanistas británicos, 1920-1980 ».

11h10. Marcin Sarna (Université Pédagogique de Cracovie, Pologne), « Las pioneras del hispanismo en Polonia : el caso de Maria Strzalkowa ».

11h30-12h00. Débat

12h00. Déjeuner

Table 2 : Les pionnières en voyage

Présidence de séance : Brice Castanon-Akrami 

14h. Ivanne Galant (Université Sorbonne Paris Nord, CREC / Pléiade), « Voyageuses françaises en Espagne : de l’aventure à l’hispanisme ».

14h20. Allison Taillot (Université Paris Nanterre) et Virginie Gautier N’Dah-Sékou (UPEC), « Guerre d’Espagne et femmes de presse : quand les reportrices et les photoreportrices sont en première ligne »

14h40. Cécile Fourrel de Frettes (Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade / CREC), « Le voyage en Espagne de Renée Lafont, hispaniste et écrivaine »

15h-15h30. Débat et pause

Table 3 : Les pionnières et l’art espagnol

Présidence de séance : Cécile Vincent-Cassy

15h30. Karine Durin (Université de Nantes), « L’héritage ignoré de Frances Yates (1899-1981)? Retour sur la culture hermétique du XVIIe siècle espagnol ».

15h50. Pere Gifra-Adroher (Université Pompeu Fabra de Barcelone, Espagne), « Elizabeth Robins Pennell y el hispanismo estadounidense de finales del siglo XIX ».

16h10. Isabel María Rubio Aparicio (chercheuse et écrivaine, Espagne), « Madame Infante, l’esprit de Goya. Jeannine Baticle ».

16h30-17h. Débat et pause

17h. Conférence de clôture : Efe Ruth Maicas et Marga Moreno Conde (Conservatrices du Musée Archéologique National, Madrid, Espagne), « Recuperar la memoria en femenino, las pioneras de los museos en España ».

17h40. Débat.

Présidence de séance : Cécile Fourrel de Frettes

18h. Fin de la première journée du colloque

* *

VENDREDI 7 OCTOBRE

9h15. Accueil

9h45. Conférence inaugurale : Rebecca Rogers (Professeure en histoire de l’éducation, Département Sciences de l’éducation, Université de Paris, Cerlis, CNRS), « L’accès des femmes à l’université en France, perspectives historiques et comparatives ».

10h25. Débat.

Présidence de séance : Ivanne Galant

Table 4 : Les médiatrices de la littérature hispanique

Première partie : les traductrices

Présidence de séance : Cécile Fourrel de Frettes

10h45. Noelia Pousada Lobeira (Universidad de Vigo), « Autoridad femenina y ambición literaria en la carta en español de Francisca de Passier al conde de Fuentes (1605) ».

11h05. Irene Atalaya (Universidad Autónoma de Madrid, Espagne), « Mathilde Pomès, femme de lettres et hispaniste au service de la traduction. La generación del 27 à travers son œuvre ». 

11h25. Marian Panchón Hidalgo (Universidad de Granada, Espagne) : « Traducir para universalizar: el epistolario de Mathilde Pomès (1886-1977) como testimonio de su labor traductora y visibilizadora en Francia ».

11h45-12h30. Débat

12h30. Déjeuner

Deuxième partie : Renée Lafont, de la traduction à la médiation

Présidence de séance : Marian Panchón Hidalgo

14h00. Hanane Mostefa (Universidad de Tlemcen de Abou Beker Belkaid, Algérie), « Pioneras traductoras en el olvido: la hispanista Renée Lafont como ejemplo ».

14h20. Julie Fintzel (Le Mans Université, Laboratoire 3L. AM), « Renée Lafont, passeuse de culture France-Espagne. Au-delà de la traduction ».

14h40-15h10. Débat et pause

Troisième partie : Contre-points : L’œuvre pionnière des philologues d’Espagne et d’Amérique latine dans le rayonnement de littérature hispaniqu

Président de séance : Juan Carlos Baeza Soto

15h10. Beatriz Domingues López (Universidad de Málaga),  « Cultura y prensa dirigida por mujeres: revistas hispanas del siglo XIX »

15h30. Rosa Bono (Universidad Autònoma de Barcelona, Espagne), « El comparatismo de María Rosa Lida ».

15h50. Rosa Vesta López Taylor (Universidad de Guadalajara) et Alejandra Carolina Díaz (Université de Bordeaux), « Del Siglo de Oro a las barriadas lumpen de la Ciudad de México: Helena Beristáin Díaz, filóloga, lingüista y divulgadora de la lengua y cultura hispánicas (1927-2013) ».

15h50-16h20. Débat et pause

16h20. Conférence de clôture : Christine Orobitg (Aix-Marseille Université), « Las dos Yolandas : la poétesse Yolanda Westphalen (1925) et l’universitaire Yolanda Westphalen (1954), naissance et généalogie de voix féminines dans l’hispanisme ».

17h. Débat

Président de séance : Juan Carlos Baeza Soto

17h30. Conclusions et clôture du colloque. Ivanne Galant et Cécile Fourrel de Frettes

Comité scientifique

  • Juan Carlos Baeza Soto (Université Sorbonne Paris Nord-Paris 13, Pléiade).
  • Brice Castanon-Akrami (Université Sorbonne Paris Nord-Paris 13, Pléiade)
  • Javier Domínguez-Arribas (Université Sorbonne Paris Nord-Paris 13, Pléiade).
  • Marie Franco (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, CREC)
  • Hélène Frison (Université Sorbonne Paris Nord-Paris 13, Pléiade)
  • Eva Lafuente (Ecole polytechnique – Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, CREC)
  • Marie-Linda Ortega (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, CREC)
  • Marian Panchón Hidalgo (Université de Grenade, Espagne)
  • Sarah Pech-Pelleter (Université Sorbonne Paris Nord-Paris 13, Pléiade)
  • Marcin Sarna (Université Pédagogique de Cracovie, Pologne)
  • Jorge Villaverde (Université Catholique de Lille, Sorbonne Université, CRIMIC)
  • Cécile Vincent-Cassy (Cergy Paris Université, UMR Héritages)
APPEL À COMMUNICATION

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