patrimoine

La culture imprimée du cinéma

la culture imprimée du cinéma

La culture imprimée du cinéma
Ciné-feuilletons, ciné-romans, ciné-romans-photos et autres hybridations transmédiatiques (XXe-XXIe siècles)

 
5, 6 et 7 novembre 2026

 

Programme

Jeudi 5 novembre 2026 (MSH Paris Nord, Auditorium)

9h : Accueil des participant.es

9h30 : Mot d’ouverture de Corinne Luxembourg (directrice de l’unité de recherche Pléiade, USPN) et de Khaled Hassouni (Vice-président commission de la recherche, USPN)

9h45 : Cécile Fourrel de Frettes et Valérie Stiénon (Pléiade, USPN), Introduction

10h : Conférence plénière Alain Carou (Bibliothèque nationale de France), Films et récits de films en France (1907-1928), une histoire de temps : publications, réceptions, traductions

11h : Pause café

Session 1. Inventions génériques et nouveaux supports

Présidence : Alain Carou (Bibliothèque nationale de France)

11h15 : Thierry Lecointe (chercheur indépendant), Quand des jouets optiques – les petits livres à feuilleter – devinrent en 1897 des cinématographes de poche

11h35 : Laurent Husson (Université Sorbonne Nouvelle), Le discours éditorial des collections de novélisations en France

11h55 : Arnaud Widendaële (Université de Lille), Du film au livre, et inversement. Le cas de la vidéocassette

12h15 : Olga Stepanova Desfeux (Université Sorbonne Paris Nord), Du film au papier : le storyboard du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain comme forme de ciné-roman contemporain

13h : Déjeuner (buffet)

15h-17h : visite de l’exposition « Les imprimés du cinéma. Vidocq, Fantômas, James Bond et autres univers transmédiatiques » (en collaboration avec la BiLiPo et la Bibliothèque François Truffaut) au 48, rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris : https://www.paris.fr/evenements/exposition-les-imprimes-du-cinema-vidocq-fantomas-james-bond-et-autres-univers-transmediatiques-114754 

Vendredi 6 novembre 2026 (MSH Paris Nord, Auditorium)

9h : Café d’accueil

9h15 : Conférence plénière Jan Baetens (KU Leuven), Autour du ciné-roman-photo : réflexions méthodologiques

Session 2. Influences américaines

Présidence : Marjolaine Boutet (USPN, Pléiade)

10h15 : Céline Mansanti (Université de Picardie Jules Verne), Multimédialité, transmédialité, performativité : 5 pressbooks de la Warner dans les années 1930

10h35 : Clémence Mattei Olivier (Université Rennes 2), Le roman-photo d’épouvante : Film Horreur à la croisée des formes marginales

10h55 : Björn-Olav Dozo et Dick Tomasovic (ULiège), Depuis « la bordure extérieure ». Genèse, poétique et circulations intermédiatiques des premiers récits imprimés de Star Wars (1976-1980)

12h : Déjeuner (buffet)

Session 3. Contextes géographiques et culturels

Présidence : Benoît Crucifix (KBR / KU Leuven)

14h : Aurélie Arena (Université Clermont Auvergne), Photomontage et cinéma.  Circulation des images et influences intermédiales dans l’Allemagne des années 1920 et 1930 : l’exemple d’Hannah Höch

14h20 : Nataliya Puchenkina (Université de Namur), Quand le cinéma des Soviets se donnait à lire : archéologie des ciné-romans français inspirés de films soviétiques (1927-1937)

14h40 : Chang-il Kang (Université Paris 8), Archéologie d’un cinéma disparu : le « ciné-roman » en Corée coloniale des années 1920 et la pratique du « Ciné-Livre »

15h : Melika Motevallipoor (Université de Montréal), Raconter le film en terre d’absence : culture imprimée du cinéma en Iran et géographies effacées de la novellisation non occidentale (années 1920-1960)

15h40 : Pause café

Session 4. Enjeux transmédiatiques et patrimoniaux

Présidence : Jan Baetens (KU Leuven)

15h55 : Valerio Coladonato (Université Sapienza de Rome), Ciné-romans et citoyenneté culturelle. Nous Deux Film (1955-1963) et les stratégies transmédiatiques de Cino Del Duca

16h15 : Thomas Seignez-Hermantier (Université Clermont Auvergne), Des revues aux cartons : culture imprimée, gestes d’écriture et formes hybrides du cinéma amateur chez Amaury Laurentin

16h35 : Meriem Jabi (Université Ibn Tofail de Kénitra), Le cinéma comme feuilleton : le chapitrage systématique chez Lars von Trier, ou le retour de la culture imprimée dans le film contemporain

Samedi 7 novembre 2026 (Campus Condorcet, Centre de colloques, salle 50)
Session 5. Autour du dessin

Présidence : Valérie Stiénon (Pléiade, USPN / IUF)

9h30 : Benoît Crucifix (KBR / KU Leuven), Transformations du ciné-roman dans l’hebdomadaire Bonnes Soirées, 1922-1988

9h50 : Olivier Stucky (chercheur indépendant), Films dessinés et imaginaire du cinéma dans la presse illustrée (France, 1920-1980)

10h10 : Matteo Watzky (Université de Lorraine), Des dessins toujours animés ? Mettre en page Mobile Suit Gundam dans les revues d’animation au Japon

10h45 : Pause café

Session 6. Cas espagnols et latino-américains 1

Présidence : Juan Carlos Baeza Soto (Pléiade, USPN)

11h : Marta García Carrión (Universitat de València), De la scène à l’écran et au kiosque. Dialogues transmédiatiques entre théâtre, film et ciné-roman en Espagne dans les années 1920

11h20 : Agostina Invernizzi (Universidad de Granada), Censura y supervivencias impresas : novelizaciones cinematográficas en dos casos del cine republicano español

11h40 : Marcy Campos Pérez (IHTP-CNRS, ANID-Becas Chile), Témoignage écrit, témoignage brodé à l’écran : dispositifs de narration pour la dénonciation internationale d’une dictature (le cas chilien en France, 1977-1980)

12h15 : Déjeuner (buffet)

Session 7. Cas espagnols et latino-américains 2

Présidence : Cécile Fourrel de Frettes (USPN, Pléiade)

14h : Tatiana Castro (Unifesspa), Entre écrans et pages : Scena Muda et la diffusion des romans cinématographiques au Brésil. Traduction, réception et public lecteur

14h20 : Rubén Guzmán (Université nationale de Río Negro), L’écran écrit : du ciné-roman de Robbe-Grillet à la cine-novela ‘El Patagonia’

14h50 : Pause café

Session 8. Expérimentations du scénario. Présidence : Brice Castanon-Akrami (USPN, Pléiade)

15h05 : Marion Brun (Université de Montpellier Paul Valéry), Échec de la publication des scénarii comme pièces ? Les revues théâtrales au tournant du parlant

15h25 : Chama Elazouzi (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah), Du scénario au « texte théâtre film » : l’imprimé cinématographique chez Marguerite Duras

16h45 : Julie Gauthier (UQAR), Lire le cinéma quand l’image se dérobe : Film (Beckett, 1965) et le scénario publié comme ciné-objet imprimé

17h05 : Salima Sora Kouaci (Université York, Toronto), Livre-film et décolonisation de l’imaginaire : de Delacroix à Djebar, de la Nouba à la bande dessinée de Florence Beaugé

17h50 : Conclusions

Comité d’organisation
  • Cécile Fourrel de Frettes (Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade)
  • Valérie Stiénon (Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade et IUF)
  • Irene Quesada Sarmiento (USPN, Pléiade, Paris 1 et Universidad de Alicante)
Comité scientifique
  • Mehdi Achouche (Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade)
  • Jan Baetens (KU Leuven)
  • Nancy Berthier (Casa de Velázquez)
  • Marjolaine Boutet (Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade)
  • Alain Carou (Bibliothèque nationale de France)
  • Brice Castanon-Akrami (Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade)
  • Christèle Couleau (Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade)
  • Annick Farina (Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade)
  • Matthieu Letourneux (Université Paris Nanterre, CSLF)
  • Marie-Ève Thérenty (Université Paul Valery Montpellier 3, RIRRA 21)
  • Marie-Linda Ortega (Université Sorbonne Nouvelle, CREC)
Partenaires

Ce colloque est organisé avec le soutien de l’Université Sorbonne Paris Nord, du laboratoire Pléiade, de la structure fédérative Médialect, de la MSH Paris Nord, de l’Institut universitaire de France et en collaboration avec la Bibliothèque des littératures policières (BiLiPo) et la Bibliothèque François Truffaut.

Adresse
  • 5 et 6 novembre : MSH Paris Nord, 20 av. George Sand, 93210 Saint-Denis
  • 7 novembre : Campus Condorcet, Place du Front populaire, 93300 Aubervilliers
Entrée libre sans inscription
Contacts :
cecile.fourrel.de.frettes@gmail.com et valerie.stienon@univ-paris13.fr

 

Argumentaire

Durant le premier tiers du XXe siècle, le septième art se constitue progressivement en industrie dans plusieurs pays. Au même moment, s’organise une promotion spécifique, qui s’appuie sur des objets dérivés du grand écran destinés à annoncer ou relayer l’image filmique et à remédier à sa fugacité. Dès les années 1910, se développent des imprimés très divers, au croisement de l’objet culturel et du support publicitaire : affiches de films, programmes de salles, brochures promotionnelles, suppléments de périodiques, presse spécialisée, cartes postales, etc. C’est dans cet ensemble médiatique et commercial que font leur apparition les « ciné-romans », également désignés comme « romans-cinémas », « ciné-feuilletons », « films racontés » ou « novellisations / novélisations » – autant de termes identifiant cette pratique qui consiste à coucher le cinéma sur le papier. Ainsi, l’écrit accompagne l’essor d’un spectacle visuel qui s’adresse bientôt à un public de masse. Ce processus témoigne de la mise en place d’une nouvelle culture transmédiatique, quand émigre vers le livre ou l’imprimé un récit natif d’ailleurs.

Les hybridations entre l’écrit et l’écran ont donné lieu à une grande variété de productions médiatiques. Impliquant la photographie, le photogramme ou parfois le dessin, ces productions hybrides combinent texte et image dans des proportions variables. Lues en amont ou en aval de la projection filmique, elles se prêtent, selon les cas, à une consommation immédiate ou à une logique de collection destinée à accumuler les fascicules composant un récit filmique complet ou à constituer une bibliothèque personnelle de films racontés. Ainsi, l’engouement suscité par ces avatars a parfois été tout aussi important que celui qu’inspiraient les films qu’ils relayaient. Ils ont certainement dû ce succès à leurs éléments iconographiques.

Si les avatars du ciné-roman constituent des sources précieuses pour l’histoire du cinéma, le présent colloque entend surtout les considérer comme un objet d’étude à part entière. Malgré leur diffusion massive, les novellisations ont longtemps été négligées en raison du mépris dans lequel on tient le genre et à cause du statut d’éphémères dans lequel on range par défaut leurs traces actuelles. Les ciné-romans posent des questions de conservation, de muséologie, de propriété intellectuelle et de valorisation patrimoniale. Leur étude appelle une approche pluridisciplinaire, croisant histoire du cinéma, analyse littéraire, histoire de l’édition et de la culture médiatique. Elle implique également une attention particulière aux aires culturelles, principalement les États-Unis, la France, l’Angleterre, l’Italie et l’Espagne, puisque les transferts et les adaptations sont au cœur même de la naissance du genre. Ce colloque propose donc d’étudier les formes, les valeurs et la diffusion de cette culture imprimée liée au cinéma. On explorera la poétique et l’histoire des supports, les degrés de légitimité, la créativité transmédiatique et les circulations internationales du ciné-roman.

Voir l’appel à communications.

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Conférence de Natalia Garis Puerto (Universidad de Alicante) : Moda, género y turismo: una aproximación al impacto del traje de baño en el desarrollo turístico en España

Séance du Séminaire MIPET (Axe 2)

Conférence de Natalia Garis Puerto (Universidad de Alicante) : Moda, género y turismo: una aproximación al impacto del traje de baño en el desarrollo turístico en España

Conversation avec Uxía Otero González (Universidad de Santiago de Compostela).

Le maillot de bain le plus connu et explosif, le bikini, a été associé à l’essor du tourisme de masse et à l’avènement de la démocratie en Espagne. Sa défense, sa tolérance ou son interdiction sur les côtes espagnoles sont liées à l’arrivée massive de touristes étrangères dans la seconde moitié du XXe siècle. Les maillots de bain sont une part essentielle d’une histoire de la mode qui s’enrichit si on la met en perspective avec les apports de l’histoire du genre et de l’histoire du tourisme en Espagne. À cette occasion, nous verrons si les plages de Benidorm ont vraiment été le premier endroit où le bikini a été toléré, ou si cette histoire n’était qu’un récit utile pour la promotion touristique. À travers des documents d’archives, la presse, des supports audiovisuels et des témoignages oraux, nous étudierons les mesures de contrôle des maillots de bain, des expériences des femmes qui ont refusé de se conformer à ce qui était moralement acceptable, et la normalisation progressive du « deux pièces », du bikini ou du topless chez les Espagnoles. A-t-il réussi à créer des fissures dans la société franquiste ? Est-il devenu un symbole de la Transition et de la démocratie ?

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