Publications

La Sociabilité en France et en Grande-Bretagne au Siècle des Lumières. L’émergence d’un nouveau modèle de société. Les Espaces de sociabilité (Tome III), Le Manuscrit. 2014

sous la direction de Valérie Capdeville et Éric Francalanza

Ce troisième volume de la Collection ‘Transversales’ (dirigée par Annick Cossic-Péricarpin) constitue le troisième volet des travaux de spécialistes des études sur le dix-huitième siècle français et britannique. Dans le cadre d’un projet de la Maison des Sciences Humaines de Bretagne (MSHB), « La sociabilité en France et en Grande-Bretagne au Siècle des Lumières : l’émergence d’un nouveau modèle de société », ces chercheurs tentent de redéfinir les modes opératoires de la sociabilité pour chacune des deux nations, à partir de sources célèbres ou méconnues, et s’interrogent sur la réalité de la supériorité du modèle français de sociabilité.

La notion d’espace, dans ses acceptions diverses, sert de trame théorique à ce recueil dans lequel les espaces de sociabilité sont envisagés selon plusieurs angles d’analyse.

Le crépuscule des révolutions 1848-1871, Paris, HFC, Point seuil. 2014

de Quentin Deluermoz

La période 1848-1871 est marquée par deux nouvelles révolutions, tout à la fois singulières et bai-gnées du souvenir de 1789-1793, dans une Europe en pleine transformation. La Révolution, qui paraissait unique dans l’histoire, semble ne pouvoir cesser de se rejouer. Pourtant, ces réitérations, ces ruptures, ces réarrangements incessants forgent une culture postrévolutionnaire plus discrète mais qui, en l’ac-coutumant au suffrage universel et à la proclamation des libertés civiles modifient le cadre sociopoli-tique du pays et le feront basculer dans la Répu-blique parlementaire.

Le Crépuscule des révolutions, 1848-1871, Paris, « Histoire de France Contemporaine », t. 3, Seuil, Univers historique, 2012.

Réed. Le Crépuscule des révolutions 1848-1871, Paris, HFC, Point seuil, 2014

Comptes-rendus

> G. Candar, « La pénible naissance d’une République bourgeoise », L’Humanité, 24. 10. 2012, (http://www.humanite.fr/tribunes/la-penible-naissance-de-la-republique-bourgeoise-507025)

> « 1789, et après ? », L’Histoire, jan. 2013

> R. Tombs, Revue d’histoire du 19e siècle, 47, 2013 (http://rh19.revues.org/4642)

> P. Pilbeam, H-France review vol. 13, http://www.h-france.net/vol13reviews/vol13no106pilbeam.pdf)

Comptes-rendus des trois premiers volumes de la collection (dont l’ouvrage)

> J.-G. Soumy, « Histoires de l’histoire », Le Populaire du Centre, 7.12.2012

> M. Bouyssy, « Une nouvelle génération d’historiens », La Quinzaine littéraire, n° 1073, dec. 2012

> S. Sawyer, « Ces nations façonnées par les empires et la globalisation » Annales HSS, 2014/1, p. 117-137 (http://www.cairn.info/mon_panier.php?ID_ARTICLE=ANNA_691_0117)

> R. Gildea, « Une nouvelle histoire de la France au 19e siècle », Revue Historique, 2014/2, 670, (http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=RHIS_142_0369)

> T. Kroll, « Französische Nationalgeschichte schreiben heute? Überlegungen zur « Histoire de la France contemporaine » Neue Politische Literatur 2013/3, 58, p. 365-375

À propos de l’auteur

Quentin Deluermoz est Maître de conférences à l’Université Paris 13, SPC et membre de l’Institut universitaire de France, il a publié notamment Policiers dans la ville. La construction d’un ordre public à Paris, 1854-1914 (Publications de la Sorbonne, 2012).

Georges Henein : l’éclat de la ténuité Itinéraire d’un écrivain francophone entre Égypte et Europe au XXe siècle, Honoré Champion. 2014

de Marc Kober

No 5. 2014. 1 vol., 392 p.

Cet ouvrage met en lumière l’éclat de la ténuité dans les récits de Georges Henein. La poétique développée par le conteur se traduit par l’importance de la symbolique du temps et par la recherche ontologique des personnages dans un monde soumis à l’herméneutique. Le rythme des images suit des analogies musicales proches de celles du Jazz-hot, soit l’improvisation comme mode de création continue. Car les récits sont le lieu où se rejoue le conflit de l’être et du temps. L’idée est que ces récits sont un moyen précis d’effectuer une présence tissée d’absence. Chez Georges Henein, ils sont le terme d’une réflexion sur l’être et sur la condition humaine. L’ouvrage démontre comment la poétique de la ténuité vient apporter une solution d’ordre littéraire et esthétique aux relations conflictuelles et dialectiques de l’être avec le temps.

Références

ISBN : 978-2-7453-2799-4

À propos de l’auteur

Marc Kober est enseignant-chercheur en littérature française et comparée à l’Université Paris 13-Sorbonne Paris Cité.

Autour de Shylock. 2014

sous la direction de Anne Étienne et Agathe Torti-Alcayaga

Ce numéro contient deux pièces inédites en français de Julia Pascal et Arnold Wesker, ainsi qu’un entretien entre les deux auteurs.

Sommaire

Avant-propos, Susan BLATTES
Introduction, Anne ÉTIENNE et Agathe TORTI-ALCAYAGA
Arnold Wesker, Shylock
texte français d’Anne ÉTIENNE et Raymond GARDETTE
Julia Pascal, Le Marchand de Venise : La Pièce de Shylock
Texte français d’Agathe TORTI-ALCAYAGA
Interview between Arnold Wesker and Julia Pascal
conducted by Anne ÉTIENNE for RADAC
Traduction française de l’entretien entre Arnold Wesker et Julia Pascal
Texte français d’Anne ÉTIENNE et Agathe TORTI-ALCAYAGA

Sade et les femmes ailleurs et autrement. Revue Itinéraires LTC n°20132, l’Harmattan. 2014

sous la direction d’Anne Coudreuse et de Stéphanie Genand

Si l’œuvre de Sade, jadis clandestine, occupe aujourd’hui une place spectaculaire dans la critique, cette consécration, à la fois philosophique, éditoriale et esthétique laisse paradoxalement dans l’ombre la place problématique qu’y occupent les femmes. L’enjeu dépasse pourtant la scène biographique. Omniprésentes comme personnages, mais aussi comme objets de discours et de savoirs, les figures féminines saturent un corpus où leurs histoires, jointes aux réflexions politiques sur leur place au sein de la cité, invitent à dépasser le spectacle de leurs souffrances. Que cache l’aveuglant diptyque qui oppose Justine à Juliette ? La question, qui valorise les modèles « amphibies » et les nuances d’une représentation complexe du féminin, concerne aussi la place singulièrement dévolue à la lectrice de Sade : de l’hypothèse d’une agression à l’élaboration d’une réflexion de genre sur l’identité féminine, la réception sadienne reste un théâtre complexe où résonne, derrière la voix d’un auteur hanté par la mère et la jeune fille, le trouble d’un univers où masculin et féminin inversent épisodiquement leurs prérogatives. À l’occasion du bicentenaire de la mort du Marquis (1814-2014), « Sade et les femmes » explore un territoire méconnu de sa postérité.

Références

220 p.
ISBN : 978-2-343-02712-8
ISSN électronique : 2427-920X

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Le temps femmes. Textes mémoriels des Lumières, Classiques Garnier. 2014

sous la direction de Anne Coudreuse et de Catriona Seth

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En quoi y aurait-il une spécificité du regard et du vécu des femmes en matière de temps, et quelles traces en trouve-t-on dans les textes mémoriels qu’elles sont nombreuses à rédiger dans toute l’Europe, dans différents milieux et avec des buts divers, au XVIIIe siècle ? À partir de recherches originales, menées dans des fonds publiés et manuscrits, par des collègues de différents pays européens, des plus grands spécialistes comme Philippe Lejeune à des chercheurs en début de carrière, ce collectif offre un angle d’approche inédit sur les Lumières au féminin et éclaire d’un jour nouveau un aspect essentiel de l’écriture de soi.

ISBN : 978-2-8124-3023-7

L’histoire est une littérature contemporaine. Manifeste pour les sciences sociales, Éditions du Seuil. 2014

d’Ivan Jablonka

“L’histoire n’est pas fiction, la sociologie n’est pas roman, l’anthropologie n’est pas exotisme, et toutes trois obéissent à des exigences de méthode. À l’intérieur de ce cadre, rien n’empêche le chercheur d’écrire. La littérarité des sciences sociales ne renvoie pas à une technique, mais à un choix : le chercheur est placé devant une possibilité d’écriture. Concilier sciences sociales et créativité littéraire, c’est tenter d’écrire de manière plus libre, plus originale, plus juste, plus réflexive, non pour relâcher la scientificité de la recherche, mais au contraire pour la renforcer.

Réciproquement, une possibilité de connaissance s’offre à l’écrivain : la littérature est douée d’une aptitude historique, sociologique, anthropologique. Les écrits du réel – reportages, enquêtes, récits de vie, témoignages – forment une littérature ouverte sur le monde, traversée par des raisonnements, désireuse non seulement de représenter le réel, mais de le comprendre. Écrire pour dire du vrai.

Comme l’histoire peut être une littérature contemporaine, la littérature a quelque chose d’une histoire contemporaine ; et l’on pourrait dire la même chose des autres sciences sociales. Il y a là des perspectives nouvelles pour le siècle qui s’ouvre.”

Références

339 pages
ISBN : 978-2-02-113719-4

Revue de presse

À propos de l’auteur

Ivan Jablonka est professeur d’histoire à l’université de Paris 13. Il a notamment publié Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus (Seuil, 2012 Prix du Sénat du livre d’histoire, Prix Guizot de l’Académie française, Prix Augustin-Thierry des Rendez-vous de l’histoire de Blois).

L’Enfant-Shoah, Puf. 2014

sous la direction d’Ivan Jablonka

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un million et demi d’enfants juifs ont été assassinés. En 1945, ceux qui vivent encore sont, à proprement parler, des survivants. Cachés pendant la guerre, rescapés des camps, orphelins, confiés à des maisons d’enfants ou élevés par des parents brisés, tous sont voués à grandir dans l’ombre de la Shoah. Comment se construire lorsqu’on porte un si lourd héritage ? Qu’ils aient grandi en France, en Grande-Bretagne, en Pologne, en Israël, aux États-Unis, ces enfants ont appris un métier, se sont mariés, ont mené leur vie comme tout un chacun. Ils ont raconté – ou omis de raconter – leurs épreuves à leurs propres enfants, qui sont devenus, nolens volens, les dépositaires de leur histoire.

Table des matières

Préface de Boris Cyrulnik

I. Enfances d’après-guerre

Audrey KICHELEWSKI (Université de Strasbourg) et Judith LINDENBERG (EHESS) – « Les enfants accusent ». Témoignages d’enfants survivants dans le monde polonais et yiddish
Maggie KIRSH (University of Wisconsin-Madison) – La politique de placement des enfants en Grande-Bretagne et en Palestine
Kathy HAZAN (Œuvre de secours aux enfants) – Les collectivités d’enfants juifs en France après la Shoah
Laura HOBSON FAURE (Université Paris 3) – Les enfants juifs et le Joint dans la France d’après-guerre
Catherine POUJOL (Université libre de Bruxelles) – La restitution des enfants juifs cachés par l’Église de France
Patrick CABANEL (Université de Toulouse-Le Mirail) – Enfants juifs et mamans Justes

II. Deuil et traumatismes

Nathalie ZAJDE (Université Paris 8) – La thérapie des enfants cachés : entre psychologie et histoire
Marion FELDMAN (Université Paris Descartes) – Psychopathologie des enfants cachés en France
Irène EPELBAUM (Œuvre de secours aux enfants) – Les groupes de parole d’enfants cachés
Masha ITZHAKI (Inalco) – Aharon Appelfeld, l’enfant romancier
Frosa PEJOSKA-BOUCHEREAU (Inalco) – Danilo Kiš ou le témoin au futur

III. Transmettre

Sarah GENSBURGER (CNRS) – « C’étaient des enfants » : retour sur une exposition
Aurélie BARJONET (Université de Versailles-Saint-Quentin) – Les petits-enfants : une génération d’écrivains hantés
Marianne RUBINSTEIN (écrivain) – Restaurer la colonne vertébrale de nos familles
Ivan JABLONKA (Université de Paris 13) – Petit-fils, historien, Juif

À propos de l’auteur

Ivan Jablonka est professeur d’histoire à l’université de Paris 13. Il a notamment publié Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus (Seuil, 2012 Prix du Sénat du livre d’histoire, Prix Guizot de l’Académie française, Prix Augustin-Thierry des Rendez-vous de l’histoire de Blois).

Les relations médecin-malade des temps modernes à l’époque contemporaine, Presses Universitaires du Septentrion. 2013

sous la direction de Elisabeth Belmas et Serenella Nonnis-Vigilante

Préface de Pierre Colonna et Patrice Guérin
Avant-propos de Jacques Deschamps

Entre l’usage des consilia dans les siècles modernes et le droit du malade à accéder à son dossier médical (loi du 4 mars 2002), la relation médecin-patient, individuelle et idéalisée telle que la définissait Hippocrate au Ve siècle avant J.-C., a connu d’importantes mutations. Relation sociale atypique et toujours complexe, elle revêt, en toute époque, des significations très variées en fonction du statut social de chacun des interlocuteurs. Du « paternalisme médical » aux théories du care, en passant par le concept d’humanisation de l’hôpital, la bientraitance ou la promulgation des lois de bioéthique en France, l’exercice quotidien des professionnels de la santé est jalonné de ruptures et de modifications profondes, toujours en relation avec les agendas politiques, les évolutions sociétales et les pressions médiatiques. La perspective historique et diachronique de l’ouvrage apporte un éclairage pertinent pour mieux appréhender la prise en compte des besoins et des savoirs des patients, à travers leurs relations avec le corps médical. Les auteurs réuni dans cet ouvrage, universitaires et professionnels de santé, nourrissent une réflexion toujours actuelle qui aide à démêler l’écheveau de la construction d’une histoire de la santé.

ISBN : 978-2-7574-0596-3
ISSN : 1284-565

À propos des auteurs

Élisabeth Belmas est professeur d’histoire moderne à l’université Paris 13 Sorbonne Paris Cité et membre du Centre de recherche espaces, sociétés, cultures (CRESC/Pléiade). Ses recherches portent sur l’histoire de la santé, en particulier les maladies professionnelles des temps modernes, ainsi que sur l’histoire du jeu dans la société française moderne.

Serenella Nonnis-Vigilante est historienne, membre associé du Centre de recherche espaces, sociétés, cultures (CRESC/Pléiade). Ses recherches, menées dans une approche comparatiste entre la France et l’Italie, portent sur l’histoire des politiques de santé publique et des politiques funéraires ainsi que sur l’histoire de l’hôpital et des rapports médecin-malade.

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