Publications

Histoire des médecins. Artisans et artistes de la santé de l’Antiquité à nos jours, Paris, Perrin. 2015

de Stanis Perez

Étrangement, une profession aussi célèbre et prestigieuse que celle de médecin n’a que rarement fait l’objet d’une synthèse historique allant de l’Antiquité à nos jours. Stanis Perez, l’un des plus grands spécialistes du sujet, retrace ici les principales étapes de l’évolution de l’art de soigner, sinon de guérir, en s’intéressant à ceux qui en ont la mission et qui en ont fait le serment.

Depuis Hippocrate, le médecin est tantôt loué, tantôt décrié pour son combat victorieux contre la maladie, mais parfois perdu contre la mort. À la fois artisan et artiste de la santé, il s’est métamorphosé avec le christianisme et l’avènement, au Moyen Âge, d’un savoir essentiellement livresque. Qu’il soit alchimiste, bonimenteur ou universitaire, le praticien de l’époque moderne profite des cours princières pour s’imposer peu avant l’émergence révolutionnaire de la clinique. Au XIXe siècle, c’est un réformateur qui consolide son rayonnement social et entend jouer un rôle croissant dans la vie de la cité… ou dans les campagnes reculées. Les lourdes épreuves du XXe siècle, la faillite de l’État providence et la crise contemporaine de la profession, enfin, ont soulevé des débats qui, pour la plupart, sont toujours d’actualité.

À la fois culturelle, politique et sociale, cette magistrale Histoire des médecins permet de mieux connaître une profession millénaire dont l’importance se rappelle à nous quotidiennement.

Sur le site de l’éditeur

À propos de lauteur

Stanis Perez, professeur agrégé et docteur en histoire de l’EHESS, est coordonnateur de recherche à la Maison des sciences de l’homme de Paris-Nord. Membre de la Société internationale d’histoire de la médecine, il enseigne l’histoire de la santé à l’université de Paris 13-Villetaneuse. Il est notamment l’auteur de La Santé de Louis XIV, une biohistoire du Roi-Soleil, parue chez Perrin en 2010, et d’une quarantaine de publications et d’articles consacrés à l’histoire du corps à l’époque moderne.

An Introduction to Anglophone Theatre. “Univers Anglophone / Didact Anglais”, PUR. 2015

Antonia RIGAUD et Françoise PALLEAU-PAPIN (dir.)

Spanning four centuries, An Introduction to Anglophone Theatre brings together key notions and texts to accompany students in their exploration of both theatre and Anglophone culture. The book considers this theatrical tradition from the perspectives of the text, the stage and the audience in order to bring out the total experience of theatre. Through in-depth studies, close-ups and a glossary of key terms, the book is a guide to plays of historical importance, to the cultural forces that have shaped theatre and to the changes the stage has undergone.

Voir la publication sur le site des PUR

Ngapartji, Ngapartji. In turn, in turn: Ego-histoire, Europe and Indigenous Australia, ANU Press. 2014

V. Castejon, A. Cole, O. Haag and K. Hughes (Ed.)

In this innovative collection, Indigenous and non-Indigenous scholars from Australia and Europe reflect on how their life histories have impacted on their research in Indigenous Australian Studies. Drawing on Pierre Nora’s concept of ego-histoire as an analytical tool to ask historians to apply their methods to themselves, contributors lay open their paths, personal commitments and passion involved in their research. Why are we researching in Indigenous Studies, what has driven our motivations? How have our biographical experiences influenced our research? And how has our research influenced us in our political and individual understanding as scholars and human beings? This collection tries to answer many of these complex questions, seeing them not as merely personal issues but highly relevant to the practice of Indigenous Studies.

I think this rich collection will become a landmark text and a favourite within Australian scholarship. I am keen to see it published so that I can recommend it to others

  • Professor Emerita Margaret Allen, Gender Studies and Social Analysis, University of Adelaide
    The idea was to explain the link between the history you have made and the history that has made you
  • Pierre Nora

About the Editors

Vanessa Castejon is an Associate Professor in the Centre de Recherches Interculturelles sur les Domaines Anglophones et Francophones, Pleiade, Universite Paris 13.

Anna Cole teaches Postcolonial Literature and New English Voices at Brighton University.

Oliver Haag is Senior Research Fellow at the Austrian Centre for Transcultural Studies and Teaching Fellow in European Studies at the University of Edinburgh.

Karen Hughes is a Senior Lecturer in Indigenous Studies at Swinburne University of Technology, Melbourne and an affiliate of the Swinburne Institute for Social Research.

Histoire de l’Art d’un nouveau genre, Max Milo. 2014

de Anne Larue

avec la participation de Magali Nachtergael

L’art a-t-il un genre ?

Aujourd’hui encore le discours de l’histoire de l’art s’écrit essentiellement au masculin. On dirait que les femmes n’ont jamais pris part à ce processus, que l’art exige encore et toujours une performance liée à l’idée de masculinité. Adoptant le point de vue des femmes et s’appuyant sur des recherches en histoire de l’art, ce livre réévalue leur place et leur rôle dans la fabrique des arts. Il offre une large fresque (de – 42000 à l’époque contemporaine) où femmes et hommes dialoguent ensemble pour reconstruire notre mémoire culturelle d’une manière plus égalitaire, équilibrée et donc plus solide, tout en tenant compte des tensions de genre qui s’impriment dans le discours. Il offre également une riche iconographie, dont certaines œuvres que vous n’avez encore jamais vues de votre vie !

Revue de presse

“Et si c’était les femmes préhistoriques qui avaient peint les cavernes”, Europe 1 social club Frédéric Taddei, 25 novembre 2014, entretien avec Magali Nachtergael

À propos des auteurs

Anne Larue est professeure d’art et littérature à l’université Paris 13. Elle a écrit Fiction, féminisme et post-modernité (Classiques Garnier, 2010), un roman de SF, La Vestale du Calix (L’Atalante, 2011), Dis, papa, c’était quoi le patriarcat ? (Ixe, 2013).

Magali Nachtergael est maître de conférences en littérature et arts à l’Université Paris 13. Elle a auparavant enseigné l’histoire de l’art à l’université de Bordeaux (2005-2008) et est l’auteur de Mythologies individuelles, récit de soi et photographie au XXe siècle (Rodopi, 2012).

Revue du Philanthrope, n° 5. Écrire sur l’esclavage, PURH. 2014

sous la direction de Claire Parfait et Marie-Jeanne Rossignol

Avec le « récit d’esclave », le cinquième numéro de la Revue du Philanthrope aborde un sujet qui, presque exclusivement étudié aux États-Unis jusqu’à une période récente, mobilise aujourd’hui fortement tous les chercheurs qui sont désireux d’investir les études sur l’esclavage dans le monde atlantique. Trois parties composent ce volume. Après avoir mis en perspective le corpus de sources sur lequel s’appuient les recherches sur le « récit d’esclave » et montré leur évolution, des études de cas choisies parmi les textes les plus célèbres produits aux États-Unis (les récits de Sojourner Truth, de Salomon Northup et des époux Crafts) mettent en évidence les acquis épistémologique et méthodologique liés aux investigations dans ce champ de recherche novateur. La dernière partie du numéro s’achève par une incursion dans les espaces coloniaux anglophone, hispanophone et lusophone qui furent marqués par l’importance du fait esclavagiste au XIXe siècle.

Références

201 p.
ISBN : 979-10-240-0181-4
ISSN : 2272-8147
Commandes : en librairies par FMSH-CID diffusion, lcdpu.fr, purh.univ-rouen.fr
Renseignements : 02 35 14 65 31 ou purh@univ-rouen.fr

Ont contribué à ce volume

Lucia BERGAMASCO
Laurence COSSU-BEAUMONT
Sandrine FERRÉ-RODE
Rahma JERAD
Jean-Pierre LE GLAUNEC
Françoise PALLEAU-PAPIN
Claire PARFAIT
Aderivaldo RAMOS DE SANTANA
Claudine RAYNAUD
Matthieu RENAULT
Marie-Jeanne ROSSIGNOL
Michaël ROY
Ada SAVIN

La Sociabilité en France et en Grande-Bretagne au Siècle des Lumières. L’émergence d’un nouveau modèle de société. Les Espaces de sociabilité (Tome III), Le Manuscrit. 2014

sous la direction de Valérie Capdeville et Éric Francalanza

Ce troisième volume de la Collection ‘Transversales’ (dirigée par Annick Cossic-Péricarpin) constitue le troisième volet des travaux de spécialistes des études sur le dix-huitième siècle français et britannique. Dans le cadre d’un projet de la Maison des Sciences Humaines de Bretagne (MSHB), « La sociabilité en France et en Grande-Bretagne au Siècle des Lumières : l’émergence d’un nouveau modèle de société », ces chercheurs tentent de redéfinir les modes opératoires de la sociabilité pour chacune des deux nations, à partir de sources célèbres ou méconnues, et s’interrogent sur la réalité de la supériorité du modèle français de sociabilité.

La notion d’espace, dans ses acceptions diverses, sert de trame théorique à ce recueil dans lequel les espaces de sociabilité sont envisagés selon plusieurs angles d’analyse.

Le crépuscule des révolutions 1848-1871, Paris, HFC, Point seuil. 2014

de Quentin Deluermoz

La période 1848-1871 est marquée par deux nouvelles révolutions, tout à la fois singulières et bai-gnées du souvenir de 1789-1793, dans une Europe en pleine transformation. La Révolution, qui paraissait unique dans l’histoire, semble ne pouvoir cesser de se rejouer. Pourtant, ces réitérations, ces ruptures, ces réarrangements incessants forgent une culture postrévolutionnaire plus discrète mais qui, en l’ac-coutumant au suffrage universel et à la proclamation des libertés civiles modifient le cadre sociopoli-tique du pays et le feront basculer dans la Répu-blique parlementaire.

Le Crépuscule des révolutions, 1848-1871, Paris, « Histoire de France Contemporaine », t. 3, Seuil, Univers historique, 2012.

Réed. Le Crépuscule des révolutions 1848-1871, Paris, HFC, Point seuil, 2014

Comptes-rendus

> G. Candar, « La pénible naissance d’une République bourgeoise », L’Humanité, 24. 10. 2012, (http://www.humanite.fr/tribunes/la-penible-naissance-de-la-republique-bourgeoise-507025)

> « 1789, et après ? », L’Histoire, jan. 2013

> R. Tombs, Revue d’histoire du 19e siècle, 47, 2013 (http://rh19.revues.org/4642)

> P. Pilbeam, H-France review vol. 13, http://www.h-france.net/vol13reviews/vol13no106pilbeam.pdf)

Comptes-rendus des trois premiers volumes de la collection (dont l’ouvrage)

> J.-G. Soumy, « Histoires de l’histoire », Le Populaire du Centre, 7.12.2012

> M. Bouyssy, « Une nouvelle génération d’historiens », La Quinzaine littéraire, n° 1073, dec. 2012

> S. Sawyer, « Ces nations façonnées par les empires et la globalisation » Annales HSS, 2014/1, p. 117-137 (http://www.cairn.info/mon_panier.php?ID_ARTICLE=ANNA_691_0117)

> R. Gildea, « Une nouvelle histoire de la France au 19e siècle », Revue Historique, 2014/2, 670, (http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=RHIS_142_0369)

> T. Kroll, « Französische Nationalgeschichte schreiben heute? Überlegungen zur « Histoire de la France contemporaine » Neue Politische Literatur 2013/3, 58, p. 365-375

À propos de l’auteur

Quentin Deluermoz est Maître de conférences à l’Université Paris 13, SPC et membre de l’Institut universitaire de France, il a publié notamment Policiers dans la ville. La construction d’un ordre public à Paris, 1854-1914 (Publications de la Sorbonne, 2012).

Georges Henein : l’éclat de la ténuité Itinéraire d’un écrivain francophone entre Égypte et Europe au XXe siècle, Honoré Champion. 2014

de Marc Kober

No 5. 2014. 1 vol., 392 p.

Cet ouvrage met en lumière l’éclat de la ténuité dans les récits de Georges Henein. La poétique développée par le conteur se traduit par l’importance de la symbolique du temps et par la recherche ontologique des personnages dans un monde soumis à l’herméneutique. Le rythme des images suit des analogies musicales proches de celles du Jazz-hot, soit l’improvisation comme mode de création continue. Car les récits sont le lieu où se rejoue le conflit de l’être et du temps. L’idée est que ces récits sont un moyen précis d’effectuer une présence tissée d’absence. Chez Georges Henein, ils sont le terme d’une réflexion sur l’être et sur la condition humaine. L’ouvrage démontre comment la poétique de la ténuité vient apporter une solution d’ordre littéraire et esthétique aux relations conflictuelles et dialectiques de l’être avec le temps.

Références

ISBN : 978-2-7453-2799-4

À propos de l’auteur

Marc Kober est enseignant-chercheur en littérature française et comparée à l’Université Paris 13-Sorbonne Paris Cité.

Autour de Shylock. 2014

sous la direction de Anne Étienne et Agathe Torti-Alcayaga

Ce numéro contient deux pièces inédites en français de Julia Pascal et Arnold Wesker, ainsi qu’un entretien entre les deux auteurs.

Sommaire

Avant-propos, Susan BLATTES
Introduction, Anne ÉTIENNE et Agathe TORTI-ALCAYAGA
Arnold Wesker, Shylock
texte français d’Anne ÉTIENNE et Raymond GARDETTE
Julia Pascal, Le Marchand de Venise : La Pièce de Shylock
Texte français d’Agathe TORTI-ALCAYAGA
Interview between Arnold Wesker and Julia Pascal
conducted by Anne ÉTIENNE for RADAC
Traduction française de l’entretien entre Arnold Wesker et Julia Pascal
Texte français d’Anne ÉTIENNE et Agathe TORTI-ALCAYAGA