Publications 2021

La Représentation et la réinvention des espaces de sociabilité au cours du long XVIIIe siècle /The Representation and Reinvention of Sociable Spaces in the Long Eighteenth Century, Annick Cossic & Emrys D. Jones (Dirs.), Tome VII – Collection Transversales. Paris: Le Manuscrit, 2021.

La Représentation et la réinvention des espaces de sociabilité au cours du long XVIIIe siècle /The Representation and Reinvention of Sociable Spaces in the Long Eighteenth Century, Annick Cossic & Emrys D. Jones (Dirs.), Tome VII – Collection Transversales. Paris: Le Manuscrit, 2021.

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Ce volume de Transversales constitue le septième volet des travaux de spécialistes des études sur le dix-huitième siècle français et britannique. Ces chercheurs tentent de redéfinir les modes opératoires de la sociabilité pour chacune des deux nations, à partir de sources célèbres ou méconnues, et s’interrogent sur la réalité de la supériorité du modèle français de sociabilité. Le présent volume s’intéresse plus particulièrement à la représentation et à la réinvention des espaces de sociabilité à partir de sources diverses, correspondance, oeuvres littéraires, archives de sociétés, essais philosophiques, films. Il met en évidence les dimensions urbanistiques et transgressives de l’espace, sa dualité, en étant à la fois imaginaire et physique et s’interroge sur le rôle de l’être humain, acteur et spectateur. La représentation des espaces de sociabilité, telle qu’elle est abordée dans cet ouvrage, pose la question de l’autorité et de la négociation opérée par l’individu entre liberté et appartenance à un groupe socio-culturel lui-même indissociable d’une nation en devenir.

Table des matières sur le site du GIS Sociabilités

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Lancelot Voisin de La Popelinière, L’Histoire de France, Thierry Rentet (dir.), Genève, Droz, 2021, t. IV (1563-1567).

Lancelot Voisin de La Popelinière, L’Histoire de France, Thierry Rentet (dir.), Genève, Droz, 2021, t. IV (1563-1567).

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Le quatrième tome de L’Histoire de France de La Popelinière poursuit le récit, entamé au tome précédant, des faits survenus lors de la première guerre de Religion. Les livres 9 et 10 sont centrés sur la bataille de Dreux (décembre 1562), l’assassinat du duc de Guise devant Orléans (février 1563) et l’édit d’Amboise (mars 1563), qui clôt le conflit et permet aux sujets de Charles IX, à nouveau unis, d’assiéger Le Havre afin d’en chasser les Anglais. Pour les années 1564-1566, l’auteur évoque rapidement le « Tour de France » royal, mais détaille les affaires européennes : crise écossaise, siège de Malte, dernière campagne de Soliman et expédition française sur Madère.
L’appareil critique continue d’enrichir la connaissance des lieux, des protagonistes et des faits. Il explicite aussi la sélection opérée par l’auteur par rapport à ses sources. Ce patient travail permet de relativiser l’impartialité affichée par La Popelinière qui profite de son récit pour régler quelques comptes personnels.

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Pentecôtes médiévales. Fêter l’Esprit Saint dans l’Église latine (VIe-XVIe siècles), Olivier Marin et Ludovic Viallet (dir.), PUR, 2021.

Pentecôtes médiévales. Fêter l’Esprit Saint dans l’Église latine (VIe-XVIe siècles), Olivier Marin et Ludovic Viallet (dir.), PUR, 2021.

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Le Moyen Âge fut-il « christomoniste » ? Volontairement provocatrice, cette question fut suggérée à Yves Congar par les critiques qui reprochaient à la tradition latine d’escamoter la dimension pneumatologique du christianisme, à force de se concentrer exclusivement sur le Christ. Le Saint-Esprit est-il donc le parent pauvre de la spiritualité occidentale ? Le volume entend revenir sur ce débat en réunissant des médiévistes autour d’un objet empirique, la fête de la Pentecôte. Apparue à la fin du IVe siècle, celle-ci s’est progressivement imposée comme la troisième en importance, après Noël et Pâques. Preuve de son efficacité sociale et anthropologique, elle est devenue un moment privilégié de l’action charitable et une référence obligée pour de nombreuses formes de vie communautaire et de « réveil » religieux. Au croisement de l’histoire du Moyen Âge et des interrogations contemporaines, c’est à une réflexion sur la dialectique entre les moyens institués et l’actualité de la grâce que convie ce livre.

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Scotland, The Difference / L’Ecosse, la Différence, Sabrina Juillet Garzon, Pierre Fournier et Arnaud Fiasson (dir.), Presses Universitaires de Franche-Comté, Coll. Caledoni n°6, 2021.

Scotland, The Difference / L’Ecosse, la Différence, Sabrina Juillet Garzon, Pierre Fournier et Arnaud Fiasson (dir.), Presses Universitaires de Franche-Comté, Coll. Caledoni n°6, 2021.

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Résumé :

SOMMAIRE  

INTRODUCTION — Sabrina Juillet Garzon  

I. L’HISTOIRE COMME CLÉ POUR COMPRENDRE LES RACINES DUNE CULTURE DE LA DIFFÉRENCE  

La culture de la différence écossaise au sein de la Grande-Bretagne — Jean Berton 
Les ancêtres des Écossais à l’époque romaine : aux origines d’une différence ? — Michel Molin 
La différence identitaire et culturelle au sein de la cour anglo-écossaise du roi Jacques VI et Ier : un avantage dans le projet d’union et d’unité britannique jacobéen ? — Sabrina Juillet Garzon 
A “Scotch Canada” in Great Britain? The British North American colonies in the English and Scottish press at the end of the Long Eighteenth century (c.1783-1815) — Alice Lemer-Fleury 
La « Pétition des Sonneurs » (1751) de David Hume, ou comment faire entendre sa différence — Gilles Robel 
La perception des habitants des Hautes-Terres dans A Journey to the Western Islands of Scotland de Samuel Johnson (1775) — Christian Auer 
Expressing Scottish identity: the political significance of emotionally charged representations of national difference — Arnaud Fiasson 
Ideological differences and strategic debates within the Scottish independence movement — Nathalie Duclos 

II. LA DIFFÉRENCE ÉCOSSAISE À TRAVERS LA MUSIQUE ET LES ARTS ? 

La frontière culturelle et artistique entre l’Écosse et l’Angleterre ou la revendication de la spécificité de l’identité écossaise dans les œuvres des artistes contemporains — Marion Amblard 
Visible difference? The photography collective DOCUMENT SCOTLAND — Karine Chambefort-Kay 
La musique écossaise : une tradition historique unique en son genre — Blaise Douglas 

III. LA DIFFÉRENCE DANS LES TRADUCTIONS ET LES INTERPRÉTATIONS LINGUISTIQUES 

Representation of Scottish linguistic specificities in the Trainspotting trilogy: from the Nation to the Self — Mathilde Pinson 
Les emprunts au gaélique écossais en anglais — Pierre Fournier 

IV. LA DIFFÉRENCE EN LITTÉRATURE 

Naomi Mitchison’ s Solution Three or the need for biological and cultural difference — Jessica Aliaga Lavrijsen 
Mercurial reinventions: Kenneth White’ s Travels in the Drifting Dawn — Monika Kocot 
The Scottish Other in Shakespeare’ s Drama — Céline Savatier-Lahondes 
Hugh MacDiarmid and the Scottish Isles — Béatrice Duchateau 
Fighting the “One Land, One Nation, One Language” policy in Irish and Scottish drama: difference in differences — Danièle Berton-Charrière  
Difference and being different. In search of a sense of belonging as perceived through the eyes of Leila Aboulela — Aniela Korzeniowska 

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La Commune de 1871 expliquée en images, Laure Godineau (Aut.), Seuil, 2021.

La Commune de 1871 expliquée en images, Laure Godineau (Aut.), Seuil, 2021.

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Racontée par une historienne spécialiste de la période qui répond aux questions de son fils, La Commune expliquée en images est tout à la fois une synthèse et une approche approfondie d’un moment de notre histoire aux échos mondiaux mais paradoxalement largement méconnu.
Depuis le déclenchement de l’insurrection jusqu’à la répression sanglante et aux mémoires de 1871, Laure Godineau nous narre comment le drapeau rouge flotta sur la capitale pendant deux mois et demi et de façon plus éphémère dans certaines villes de France, le destin d’hommes et de femmes qui rêvaient d’une « vraie » République, démocratique et sociale, et d’un monde plus juste. Elle nous montre la fascinante mais difficile expérience politique d’un gouvernement indépendant, l’horreur de la guerre civile.
L’auteure nous entraîne dans les rues parisiennes à la découverte du printemps 1871, souvent obscur et pourtant si proche de nos interrogations contemporaines. Un événement dense et complexe, passionnant, qui ne peut laisser indifférent.
L’iconographie très riche de cet ouvrage est largement commentée par l’auteur.

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Dernières publications

Princely Funerals in Europe 1400-1700. Commemoration, Diplomacy, and Political Propaganda, Monique Chatenet, Murielle Gaude-Ferragu, et Gérard Sabatier(Dir.), Brepols, 2021

Princely Funerals in Europe 1400-1700. Commemoration, Diplomacy, and Political Propaganda, Monique Chatenet, Murielle Gaude-Ferragu, et Gérard Sabatier(Dir.), Brepols, 2021

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Funerals were among the most extravagant princely ceremonies in Europe. Historians, anthropologists, and political scientists have long been interested in this subject, as can be seen from Ralph Giesey’s celebrated work Le Roi est mort. Art historians have been attracted to the surviving decorations of tombs and funerary chapels. Yet historians of spectacle and of its ephemera have, hitherto, somewhat neglected a topic which is — nonetheless — at the heart of their concerns: with their elaborate settings, their costumes and decors, princely funerals challenge theatre and opera.

It is within this context that experts from many disciplines attempt to trace the evolution of funeral ceremonies, which were much less static than is generally believed; to expose the gifts of the masters of these solemn occasions (and, indeed, of their predecessors, the heralds) who constantly devised subtle ways of capturing the attention of spectators and moving their emotions. These essays have tried to cover not only a wide time spectrum but also to reveal the variety and range of such ceremonies devised in diverse European Courts as well as unravelling the innovations which underlay fashions which had multiple international repercussions.

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Ecrire et peindre le paysage en France et en Angleterre. 1750-1850, Emilie Beck Saiello, Laurent Châtel et Elisabeth Martichou (Dir.), PUR, 2021.

Ecrire et peindre le paysage en France et en Angleterre. 1750-1850, Emilie Beck Saiello, Laurent Châtel et Elisabeth Martichou (Dir.), PUR, 2021.

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Une double enquête menée à la fois sur la France et sur l’Angleterre qui apporte un éclairage comparé et contrasté sur la question du paysage envisagée trop souvent sous le seul angle « national ». On y entend les voix des peintres paysagistes, des collectionneurs et des amateurs, avec les mots qu’ils choisirent pour « dire » leurs paysages. Si Augustin Berque inclue le critère linguistique pour déterminer le degré de maturité d’une civilisation paysagère, c’est parce que les discours – les échanges, correspondances et prises de contact entre artistes – articulent une théorie du paysage autant que la pratique. L’examen de la terminologie et de l’écriture permet d’évaluer la pertinence de catégories comme celles de « paysage historique » ou de « pittoresque ». A ceci s’ajoute une perspective croisée de divers « paysageurs », praticiens, auteurs et créateurs de tableaux, de jardins, de poèmes, de guides ou de théorie picturale.

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La Réforme commence à Prague. Histoire des hussites (XVe-XXe siècles), Olivier Marin (Aut.), Passés Composés, 2021.

La Réforme commence à Prague. Histoire des hussites (XVe-XXe siècles), Olivier Marin (Aut.), Passés Composés, 2021.

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Le terme de Réforme est, d’ordinaire, réservé aux protestants du XVIe siècle. Le phénomène semble en effet présupposer deux conditions sans lesquelles la rupture avec l’ancienne Église n’aurait pas été possible : l’humanisme et l’imprimerie. Or, le hussitisme – du nom de son « fondateur » Jean Hus et dont la capitale est Prague – est né trop tôt pour remplir ces critères. Le mouvement tchèque n’a pourtant rien d’une hérésie médiévale : il a réussi, en Bohême et en Moravie, à conquérir la majorité des âmes et à se faire reconnaître une légalité publique. Le hussitisme appartient en réalité au nouveau modèle cultuel et social de la Réforme, et il oblige à en repenser la genèse. La synthèse proposée ici embrasse toute la destinée du hussitisme, depuis ses balbutiements dans les années 1400 jusqu’à sa disparition brutale, puis à sa réinvention contemporaine. Des « martyrs » condamnés au bûcher à la résistance menée par un génie (pourtant aveugle) de la guerre médiévale, Jean Žižka, en passant par la politique des princes de la Renaissance ou la puissance des querelles théologiques, Olivier Marin brosse un tableau passionnant de ce pan méconnu de l’histoire de l’Europe.

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L’œuvre écrit I. Contes, de Leonora Carrington. Préface de Marc Kober et Postace de Laurence Loutre-Barbier, Editions Fage, 2020

L’œuvre écrit I. Contes, de Leonora Carrington. Préface de Marc Kober et Postface de Laurence Loutre-Barbier, Editions Fage, 2020

Présentation

Écrits entre les années trente et les années soixante-dix, les contes de Leonora Carrington sont pour la première fois réunis et certains sont encore inédits. Ces contes nous offrent une vision fascinante des mutations possibles de l’être et du monde dans un univers magique. Ils ont été écrits en trois langues, anglais, français et espagnol. Leonora Carrington (1917- 2011), aristocrate anglaise d’origine irlandaise par sa mère, est peintre, auteure, férue d’alchimie. Son destin a partagé celui du groupe surréaliste français, de Max Ernst, puis de l’avant-garde au Mexique. Ce volume sera suivi d’un autre sur les récits longs et psychanalytiques, puis d’un dernier sur son théâtre. Ces œuvres reflètent la vie et l’esprit d’une artiste hors-normes. Ces trois volumes forment son œuvre écrit complet.

Plus d’informations

Revue de Presse

“Leonora Carrington, conteuse fantastique”, The Art Newspaper (édition française), n° 24, novembre 2020, p. 29. Disponible sur : https://fr.calameo.com/read/0065461289a5d7ce4735f

Pléiade