histoire

Imposturas hispánicas. Fraude y creación, siglos XVII-XXI

Impostures hispaniques

Imposturas hispánicas.
Fraude y creación, siglos XVII-XXI
Javier Domínguez Arribas et Cécile Fourrel de Frettes (éds.),
Iberoamericana Vervuert, 2021

Couverture

Présentation

Usurpation d’identité, texte apocryphe ou plagiat, mensonge éditorial, fausse invention scientifique, miracle fabriqué de toutes pièces, telles sont quelques-unes des impostures analysées dans ce livre. Toutes entretiennent une relation ambiguë à la vérité : elles l’imitent tout en la cachant et, lorsqu’elles sont démasquées, elles ébranlent nos certitudes. Parfois sous-estimées en tant qu’objet d’étude, les impostures révèlent pourtant, en creux, les aspirations et les valeurs d’une époque.

Cet ouvrage interdisciplinaire, entre la littérature et l’histoire, réunit les contributions de Joaquín Álvarez Barrientos (CSIC, Espagne), Julie Fintzel (Le Mans Université), Frédéric Luis Gracia Marín (Université de Nantes), Sarah Pech-Pelletier (USPN, Pléiade), Marcin Sarna (Université Pédagogique de Cracovie, Pologne) et des éditeurs du volume. Il a reçu le soutien de l’UR Pléiade.

Javier Domínguez Arribas est docteur en histoire (École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris) et maître de conférences en civilisation hispanique à l’Université Sorbonne Paris Nord-Paris 13. Ses recherches portent sur la représentation de l’ennemi dans l’Espagne franquiste, cadre dans lequel il a étudié un réseau de désinformation qui a trompé le dictateur. Il est l’auteur du livre L´ennemi judéo-maçonnique dans la propagande franquiste, 1936-1945 (Madrid, 2009 ; Paris, 2016).

Cécile Fourrel de Frettes est docteure en études hispaniques (Université Toulouse-Jean Jaurès) et maîtresse de conférences en littérature et arts visuels de l’Espagne contemporaine, à l’Université Sorbonne Paris Nord-Paris 13. Dans ses travaux de recherche, elle s’intéresse à l’édition, la presse et le cinéma dans leur rapport à la culture de masse, durant le premier tiers du XXe siècle. Elle a écrit divers articles sur la figure et l’œuvre de Vicente Blasco Ibáñez, ainsi qu’un livre intitulé Vicente Blasco Ibáñez et le cinéma français, 1914-1918 (Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2015).

Sommaire de l’ouvrage

Cécile Fourrel de Frettes et Javier Domínguez Arribas
Introducción

I. FRAUDE Y AUTORIDAD

Sarah Pech-Pelletier
Capítulo I. Cuando la ciencia se mete en milagros: ¿impostura, complicidad o reconocimiento de los límites del saber médico? (España, siglo XVII)

Frédéric Luis Gracia Marín
Capítulo II. La verdad sobre el caso Urquiza. Impostura y dispositivo de represión de la vagancia en Cuba a finales del siglo XIX

Javier Domínguez Arribas
Capítulo III. Franco, víctima de imposturas

II. ENGAÑO Y CREACIÓN

Cécile Fourrel de Frettes
Capítulo IV. Vicente Blasco Ibáñez entre imposturas: estrategias editoriales y cultura de contrabando

Julie Fintzel
Capítulo V. Completa y verídica historia de Jusep Torres Campalans y el cubismo: la verdad es una mentira como las demás

Marcin Sarna
Capítulo VI. Realidades de la ficción: maniobras literarias de Javier Cercas

Joaquín Álvarez Barrientos
Capítulo VII. Literatura apócrifa e historia literaria: el caso de la Fundación Rara Avis

Image de couverture : Nieves Galiot, de la serie “Casi te olvido” (2018).

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Dernières publications

L’Empire paternel

L’Empire paternel. Familles, pouvoirs, transmission, Julie Doyon et Sabine Armani (dir.), Georg éditeur, 2021

collection L’Équinoxe

Présentation

Si à l’époque romaine, la famille est un paradigme des relations d’autorité structurant l’ordre public et social, à l’époque moderne, la culture latine sert de modèle de référence pour légitimer le renforcement des pouvoirs paternels au sommet de l’État et dans les familles. Comment s’imbriquent, au fil de l’histoire, les structures de l’autorité et de la parenté ? Selon quels discours, avec quels effets, au profit de quels acteurs et actrices, suivant quels rapports de domination ? Lieu de pouvoirs, la famille est aussi un objet du, voire des pouvoirs instituant les règles de la succession et de la transmission, de la filiation et des alliances, lesquels sont l’enjeu de conflits, de solidarités et d’affects qu’analyse cet ouvrage. 

Les auteurs

Julie Doyon est professeure agrégée à l’université de Sorbonne Paris Nord et docteure en Histoire moderne. Ses recherches portent sur sur les relations entre droit pénal et familles (FNS/UNIFR), dont l’inceste (ANR/EHESS-CNRS).

Sabine Armani est maîtresse de conférences à l’Université Sorbonne Paris Nord (Pléiade EA 7338). Elle est spécialiste de la parenté ainsi que de la péninsule Ibérique à l’époque romaine, domaines auxquels elle a consacré de nombreuses études dont son doctorat.

Parution : 14 décembre 2021

Dernières publications

Colloque « La Commune de 1871 : l’histoire continue »

A l’occasion des 150 ans de la Commune, ce colloque entend non pas dresser un nouveau bilan des travaux effectués ces dernières
décennies, mais au contraire ouvrir une fenêtre sur l’histoire en train de se faire, pour donner un aperçu des connaissances à venir. Aussi donne-t-il très largement la parole à de jeunes chercheurs et chercheuses. Entre approche au ras du sol – des trains, des boulangeries, des ambulances – histoire connectée, histoire de la culture matérielle, histoire du genre, et étude des représentations et imaginaires sociaux, ils et elles exposeront la richesse des travaux en cours. Ce renouvellement dialoguera avec les interprétations plus amples proposées par des spécialistes confirmés. La manifestation se conclura enfin par une réflexion collective sur les manières de dire la Commune par l’édition, l’écriture et l’image, d’hier à aujourd’hui. Une manière d’affirmer que l’histoire de la Commune continue, elle aussi.

Inscription auprès de Sophie Lhermitte : sophie.lhermitte@univ-paris1.fr

Lieu : Site des Grands Moulins (75013, Paris)

Salles  et Adresses

14 octobre : site des Grands Moulins, Amphi Türing : bâtiment Sophie Germain, Place Aurélie Nemours, 75013 Paris
15 octobre : site des Grands Moulins, Amphi 12E, Halle aux farines, 10 rue Françoise Dolto, 75013 Paris.

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Colloque « Pour Alain Corbin. Rencontres de Fontevraud »

Comment l’étude des sensibilités, des émotions et des représentations renouvelle-t-elle en profondeur la connaissance du passé ? Pour les 12e rencontres littéraires de Fontevraud, l’Abbaye Royale et la MEET (Maison des écrivains étrangers et traducteurs de Saint-Nazaire) vous proposent trois journées de débats et d’échanges scientifiques dédiées à l’historien Alain CORBIN.

Lien menant aux détails du colloque

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Colloque « Féminicides en France au XIXe siècle : socio-histoire, enjeux et représentations »

Nous sommes très heureux·ses de vous annoncer la tenue de ce colloque transdisciplinaire les 14 et 15 mai 2021, par visioconférence. Le programme de ces journées, que nous avons voulu riches et diversifiées, permettra d’envisager les différents traitements judiciaires, socio-politiques et artistiques des féminicides au XIXe siècle, de questionner la teneur et le rôle des imaginaires d’alors, tout en ouvrant sur des perspectives beaucoup plus contemporaines.

Organisateur/trice(s) et institution d’affiliation :

  • Margot Giacinti, doctorante en science politique à l’ENS de Lyon (Laboratoire Triangle – UMR 5206)
  • Samy Lagrange, doctorant en histoire à l’Université Sorbonne Paris Nord (Laboratoire Pléiade – EA 7338)
  • Mathilde Leïchlé, doctorante en histoire et en histoire de l’art à l’Université de Paris (Laboratoire CERILAC – URP 441)
  • Lucie Nizard, doctorante en littérature française à l’Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle (CRP19 – Centre de Recherche sur les Poétiques du XIXème – EA 3423)
  • Rémi Rouméas, doctorant en sociologie à l’ENS de Lyon (Centre Max Weber – UMR 5283)

L’entrée est libre mais l’inscription obligatoire : https://framaforms.org/inscription-au-colloque-feminicides-au-xixeme-siecle-14-15-mai-2021-en-visioconference-1619024811

Toutes les informations et le programme complet

Histoires de famille et littérature de jeunesse/Family Stories and Children’s Literature, Rose-May Pham Dinh et Virginie Douglas (dir./eds), Peter Lang, 2020.

Histoires de famille et littérature de jeunesse/Family Stories and Children’s Literature, Rose-May Pham Dinh et Virginie Douglas (dir./eds), Peter Lang, 2020.

Présentation

Ce livre réexamine la représentation de la famille dans des romans, albums ou pièces de théâtre pour la jeunesse relevant de différentes aires géographiques, culturelles et linguistiques. Bienveillants ou aliénants, les liens tissés entre générations ou au sein de la fratrie conditionnent la construction des jeunes protagonistes. La littérature de jeunesse reflète la diversité de la famille et sa capacité à évoluer, voire à se réinventer (familles monoparentales ou homoparentales, recomposées, adoptives…). En proposant des modèles parfois éloignés des réalités connues des lecteurs, elle les invite à réévaluer leur propre expérience mais témoigne aussi d’une certaine constance des attentes et des interrogations que l’institution suscite.

Contributeur/trice(s) : R-M Pham Dinh (introduction et postface), K. Attikpoé, E. Cartellier, D. Di Cecco, D. Flothow, G. Ganapathy-Doré, M. García-Gonzalez, X. Mínguez-López, A. Moisy, K. Roy, A.Schneider, N. Thiery, J. Van Coillie.

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Dernières publications

Pour une histoire sociale et politique de l’économie, Danièle Fraboulet et Philippe Verheyde (dir.), Editions de la Sorbonne, 2020.

Pour une histoire sociale et politique de l’économie, Danièle Fraboulet et Philippe Verheyde (dir.), Editions de la Sorbonne, 2020.

De Danièle Fraboulet et Philippe Verheyde (dir.)

Présentation

Cet ouvrage, en rendant hommage aux travaux de Michel Margairaz, résulte d’un travail collectif d’historiens français et étrangers qui pensent et interrogent l’économie au prisme de l’histoire sociale et politique. Sont ainsi soulignées la variété, le dynamisme et la richesse des approches et des objets de cette discipline ainsi que l’évolution de ces pratiques. Le livre témoigne aussi de l’importance des relations construites entre les chercheurs tout au long d’une vie universitaire.Trois thèmes principaux structurent ce volume. Le premier s’articule autour des relations entre les finances, les banques et l’État ; le second porte sur les politiques économiques de la Première Guerre mondiale à la fin du XXe siècle en France, en Italie et en Suède. Le troisième aborde les relations entre les organisations patronales et ouvrières et l’État.

Chacun des trente-deux auteurs ont de ce fait analysé les politiques publiques en articulant l’économie, les institutions et le politique.

Faire de l’histoire économique aujourd’hui suppose aussi de prendre en compte les évolutions que la discipline a connues depuis un demi-siècle. Michel Margairaz, dans ce qui n’est pas une postface nous dit-il, retrace cette histoire en insistant sur le fait qu’elle se situe au carrefour des sciences sociales en perpétuel renouvellement, en nouant de nouvelles alliances.

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Dernières publications

Écrire l’histoire depuis les marges: une anthologie d’historiens africains-américains, 1855-1965, Terra HN Éditions. 2018

Terra HN Éditions

Dirigé par Hélène Le Dantec-Lowry, Claire Parfait, Matthieu Renault, Marie-Jeanne Rossignol et Pauline Vermeren

Onze traductions inédites et leur notice critique

Après une longue période d’oubli, les historiens africains-américains du XIXe siècle et des premières décennies du XXe siècle ont récemment été redécouverts. Leurs travaux sont à nouveau disponibles aux États-Unis et ont donné lieu à quelques monographies et ouvrages collectifs. En revanche, ils demeurent peu connus en France. Cette publication collective en ligne en libre accès est destinée à les faire connaître en proposant une sélection de chapitres et articles traduits en français pour la première fois. Chaque traduction s’accompagne d’une notice détaillée rédigée par un.e spécialiste, qui donne des indications biographiques sur leur auteur.e et permet de situer l’article ou le chapitre à la fois dans le contexte général de la période à laquelle il a été produit et dans l’historiographie africaine-américaine.

Cette anthologie de textes d’historiens et intellectuels africains-américains (dont deux femmes), constitue le troisième et dernier volet du projet Sorbonne Paris Cité « Écrire l’histoire depuis les marges ». Ce projet, porté par les universités Paris 13, Paris Diderot et Sorbonne Nouvelle, a rassemblé des spécialistes de l’Amérique du Nord, plus précisément en histoire, histoire du livre et philosophie, autour de la question de l’écriture de l’histoire depuis les marges, envisagée à partir du cas des historiens africains-américains des XIXe-XXe siècles.

L’anthologie soulève des questions pertinentes aujourd’hui encore, qu’il s’agisse de la question de la légitimité du militantisme dans les travaux d’un historien ou d’une historienne ou de l’exclusion de certaines catégories de la population du récit national.

Publication soutenue par l’IDEX (financeur des traductions©) ; LARCA UMR 8225 (Laboratoire de recherches sur les cultures anglophones), Université Paris-Diderot ; Pléiade (EA 7338), Université Paris 13 ; CREW EA 4399 (Center for Research on the English-Speaking World), Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 ; L’Action structurante « Fabrique du politique », Université Paris-Diderot.

Cet ouvrage est le fruit du travail des membres du programme de recherche EHDLM SPC, « Écrire l’histoire depuis les marges ».

Flyer

Pléiade