Voltaire et Rousseau, la haine

«  Voltaire et Rousseau, la haine », Philippe Casassus, Editions Temporis, 2021

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A partir surtout de leurs correspondances, il s’agit du récit de l’installation progressive d’une véritable haine entre les deux philosophes qui « auraient pu s’aimer s’ils l’avaient voulu », comme l’a écrit Rousseau. Comme le synthétise le premier chapitre, ils s’opposaient sur bien des idées et leur façon de vivre… D’une mésentente née de leurs premiers écrits (« Discours sur l’origine des inégalités », « poème sur le désastre de Lisbonne »), leur relation s’est aggravée après la parution de la Lettre à d’Alembert, que Voltaire a pris comme une attaque personnelle et qui l’a poussé à écrire sur celui qu’il dénommait le « batard du chien de Diogène » des pamphlets sous de faux noms…

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Sous les pavés, la terre

Sous les pavés, la terre.
Agricultures urbaines et résistances dans les métropoles, Flaminia Paddeu, éditions du Seuil, 2021

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L’agriculture urbaine va-t-elle transformer les métropoles ? En essor depuis le début du xxie siècle, cette pratique connaît un regain d’intérêt qui s’inscrit dans la prise de conscience des ravages de l’agriculture conventionnelle et de l’urbanisation. D’autant que la pandémie de Covid-19 a questionné le mode de vie citadin, fondé sur l’inégalité sociale d’accès à la nature, l’artificialisation des sols et une dépendance considérable aux importations agricoles.

Dans les friches des quartiers populaires, les jardins partagés des centres-villes et les potagers en lutte, l’agriculture urbaine permet ainsi de produire, de résister et d’habiter autrement. Issu d’une enquête au long cours dans le Grand Paris, à New York et à Détroit, ce livre porte sur les efforts collectifs d’associations et d’individus pour reprendre et cultiver la terre dans les métropoles. Au fil des récits recueillis et des parcelles arpentées, il restitue la pluralité des espaces et des pratiques socio-écologiques, et rend compte des alliances et des conflits qui se nouent autour du retour de l’agriculture dans les ruines du capitalisme urbain.

Flaminia Paddeu, géographe, est maîtresse de conférences à l’université Sorbonne Paris Nord et chercheuse au laboratoire Pléiade. Ses recherches portent sur les enjeux socio-spatiaux et écologiques de l’agriculture urbaine, du glanage et de la cueillette dans les métropoles en France et aux États-Unis. Elle est membre fondatrice et directrice du comité scientifique de la revue Urbanités.

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Le phototexte engagé

Le Phototexte engagé, Charlotte Foucher Zarmanian et Magali Nachtergael (dir), Presses du Réel, 2021

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Une étude pluridisciplinaire inédite du couple texte-image dans sa dimension politique, depuis le militantisme du début du XXe siècle jusqu’aux luttes de « visibilité » des minorités. Comment la culture visuelle instruit-elle le débat politique ? À la fois outil d’information, de propagande, de contre-pouvoir et d’éveil des consciences, le phototexte – dispositif formel alliant photographie et texte, et instaurant par son assemblage une unité de sens – s’inscrit pleinement dans la construction médiatique de nos démocraties contemporaines. Slogans, affiches, tracts, pamphlets, interventions urbaines ou physiques, grèves, manifestations sont autant d’artefacts révélant que la mémoire militante s’éprouve aussi dans une reconfiguration créative articulant le texte et l’image.


Dressant un panorama riche et varié de cent ans de luttes par la photographie et le texte, ce recueil pluridisciplinaire et international rassemble dix-huit essais inédits faisant le point sur le phototexte. Du photomontage antifasciste des années 1910 aux stratégies de visibilité sur les réseaux sociaux en passant par son instrumentalisation au service des luttes féministes, antiracistes et indépendantistes, l’ouvrage propose une histoire de l’engagement social, visuel et créatif.

Charlotte Foucher Zarmanian est chargée de recherches au CNRS, affiliée au Laboratoire d’études de genre et de sexualité (LEGS – UMR 8238). Docteure en histoire de l’art, elle a soutenu en 2012 une thèse de doctorat sur les femmes artistes dans les milieux symbolistes en France (Prix du musée d’Orsay 2013), publiée chez Mare & Martin en 2015. Elle s’est intéressée depuis aux interactions pouvant exister entre musées et genre, notamment en coordonnant un numéro de Culture & musées dédié à la question (n° 30, 2017). Ses recherches portent actuellement sur les historiennes de l’art en France (XVIIIe-XXe siècles).

Après avoir enseigné à l’université Sorbonne Paris Nord, Magali Nachtergael est professeure de littérature, culture visuelle et arts contemporains à l’université Bordeaux Montaigne. Critique d’art, éditrice (Les Contemporains, éd. P) et commissaire d’expositions (lauréate de la bourse curatoriale des Rencontres photographiques d’Arles 2018-2019), ses principales publications sont Poet Against the Machine (Le Mot et le reste, 2020), Roland Barthes contemporain (Max Milo – Frac Aquitaine, 2015), Les Mythologies individuelles, récit de soi et photographie au 20e siècle (Rodopi, 2012).

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Pour une histoire sociale et politique de l’économie. Hommages à Michel Margairaz

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Pour une histoire sociale et politique de l’économie. Hommages à Michel Margairaz, Danièle Fraboulet et Philippe Verheyde (dir.) – Éditions de la Sorbonne, 2021.

our une histoire sociale et politique de l’économie. Hommages à Michel Margairaz

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L’ouvrage est composé de trois parties : la première traite de l’unité slovène avec le développement de la

Cet ouvrage, en rendant hommage aux travaux de Michel Margairaz, résulte d’un travail collectif d’historiens français et étrangers qui pensent et interrogent l’économie au prisme de l’histoire sociale et politique. Sont ainsi soulignées la variété, le dynamisme et la richesse des approches et des objets de cette discipline ainsi que l’évolution de ces pratiques. Le livre témoigne aussi de l’importance des relations construites entre les chercheurs tout au long d’une vie universitaire.

> Trois thèmes principaux structurent ce volume. Le premier s’articule autour des relations entre les finances, les banques et l’État ; le second porte sur les politiques économiques de la Première Guerre mondiale à la fin du XXe siècle en France, en Italie et en Suède. Le troisième aborde les relations entre les organisations patronales et ouvrières et l’État.

> Chacun des trente-deux auteurs ont de ce fait analysé les politiques publiques en articulant l’économie, les institutions et le politique.

> Faire de l’histoire économique aujourd’hui suppose aussi de prendre en compte les évolutions que la discipline a connues depuis un demi-siècle. Michel Margairaz, dans ce qui n’est pas une postface nous dit-il, retrace cette histoire en insistant sur le fait qu’elle se situe au carrefour des sciences sociales en perpétuel renouvellement, en nouant de nouvelles alliances.

Notes de lecture de la revue Le Mouvement social · 25/07/2021 Stéphane Le Bras

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Une géopolitique de la Slovénie

Une géopolitique de la Slovénie

Une géopolitique de la Slovénie, Laurent Hassid, La Route de la Soie – Éditions, 2021.

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L’ouvrage est composé de trois parties : la première traite de l’unité slovène avec le développement de la langue, l’élément essentiel qui distingue les Slovènes des autres peuples de la région. Le rôle de la Réforme, puis l’évolution des représentations cartographiques et l’étude de la figure spécifique du duel montrent la trajectoire particulière emprunté par la langue slovène ; la deuxième partie aborde la diversité de cette petite nation, avec les représentations régionales autour des dialectes ainsi que l’intégration des populations issues des autres ex-républiques yougoslaves ; la troisième partie dresse un panorama de l’évolution politique depuis l’indépendance avec l’intégration européenne, mais aussi les particularités des institutions (recours au référendum, mode de scrutin).

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Prix Raymond Weil décerné à Michel Molin

Prix Raymond Weil décerné à Michel Molin

L’Assemblée générale de l’Association pour l’encouragement des études grecques en France, vient de décerner à l’unanimité le Prix Raymond Weil à Eric Foulon et à Michel Molin, Professeur d’Histoire romaine à l’USPN et membre de Pléiade, pour leur édition dans la Collection des Universités de France aux Belles Lettres, des livres 78 à 80 de l’Histoire romaine de Dion Cassius. Ce prix prestigieux, portant le nom d’un éminent helléniste, membre de l’Institut et recteur de l’Université de Paris, Raymond Weil (1923-1995) qui a notamment édité Polybe et Thucydide dans la Collection des Universités de France, vient récompenser le travail effectué pour l’édition du texte et la traduction. Il rappelle ainsi l’importance de l’édition des historiens grecs de Rome pour la connaissance de l’histoire de l’empire romain qui par sa taille et sa durée a eu à affronter nombre de problématiques rencontrées par notre monde d’aujourd’hui.

La Représentation et la réinvention des espaces de sociabilité au cours du long XVIIIe siècle /The Representation and Reinvention of Sociable Spaces in the Long Eighteenth Century, Annick Cossic & Emrys D. Jones (Dirs.), Tome VII – Collection Transversales. Paris: Le Manuscrit, 2021.

La Représentation et la réinvention des espaces de sociabilité au cours du long XVIIIe siècle /The Representation and Reinvention of Sociable Spaces in the Long Eighteenth Century, Annick Cossic & Emrys D. Jones (Dirs.), Tome VII – Collection Transversales. Paris: Le Manuscrit, 2021.

Présentation

Ce volume de Transversales constitue le septième volet des travaux de spécialistes des études sur le dix-huitième siècle français et britannique. Ces chercheurs tentent de redéfinir les modes opératoires de la sociabilité pour chacune des deux nations, à partir de sources célèbres ou méconnues, et s’interrogent sur la réalité de la supériorité du modèle français de sociabilité. Le présent volume s’intéresse plus particulièrement à la représentation et à la réinvention des espaces de sociabilité à partir de sources diverses, correspondance, oeuvres littéraires, archives de sociétés, essais philosophiques, films. Il met en évidence les dimensions urbanistiques et transgressives de l’espace, sa dualité, en étant à la fois imaginaire et physique et s’interroge sur le rôle de l’être humain, acteur et spectateur. La représentation des espaces de sociabilité, telle qu’elle est abordée dans cet ouvrage, pose la question de l’autorité et de la négociation opérée par l’individu entre liberté et appartenance à un groupe socio-culturel lui-même indissociable d’une nation en devenir.

Table des matières sur le site du GIS Sociabilités

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Lancelot Voisin de La Popelinière, L’Histoire de France, Thierry Rentet (dir.), Genève, Droz, 2021, t. IV (1563-1567).

Lancelot Voisin de La Popelinière, L’Histoire de France, Thierry Rentet (dir.), Genève, Droz, 2021, t. IV (1563-1567).

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Le quatrième tome de L’Histoire de France de La Popelinière poursuit le récit, entamé au tome précédant, des faits survenus lors de la première guerre de Religion. Les livres 9 et 10 sont centrés sur la bataille de Dreux (décembre 1562), l’assassinat du duc de Guise devant Orléans (février 1563) et l’édit d’Amboise (mars 1563), qui clôt le conflit et permet aux sujets de Charles IX, à nouveau unis, d’assiéger Le Havre afin d’en chasser les Anglais. Pour les années 1564-1566, l’auteur évoque rapidement le « Tour de France » royal, mais détaille les affaires européennes : crise écossaise, siège de Malte, dernière campagne de Soliman et expédition française sur Madère.
L’appareil critique continue d’enrichir la connaissance des lieux, des protagonistes et des faits. Il explicite aussi la sélection opérée par l’auteur par rapport à ses sources. Ce patient travail permet de relativiser l’impartialité affichée par La Popelinière qui profite de son récit pour régler quelques comptes personnels.

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Pentecôtes médiévales. Fêter l’Esprit Saint dans l’Église latine (VIe-XVIe siècles), Olivier Marin et Ludovic Viallet (dir.), PUR, 2021.

Pentecôtes médiévales. Fêter l’Esprit Saint dans l’Église latine (VIe-XVIe siècles), Olivier Marin et Ludovic Viallet (dir.), PUR, 2021.

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Le Moyen Âge fut-il « christomoniste » ? Volontairement provocatrice, cette question fut suggérée à Yves Congar par les critiques qui reprochaient à la tradition latine d’escamoter la dimension pneumatologique du christianisme, à force de se concentrer exclusivement sur le Christ. Le Saint-Esprit est-il donc le parent pauvre de la spiritualité occidentale ? Le volume entend revenir sur ce débat en réunissant des médiévistes autour d’un objet empirique, la fête de la Pentecôte. Apparue à la fin du IVe siècle, celle-ci s’est progressivement imposée comme la troisième en importance, après Noël et Pâques. Preuve de son efficacité sociale et anthropologique, elle est devenue un moment privilégié de l’action charitable et une référence obligée pour de nombreuses formes de vie communautaire et de « réveil » religieux. Au croisement de l’histoire du Moyen Âge et des interrogations contemporaines, c’est à une réflexion sur la dialectique entre les moyens institués et l’actualité de la grâce que convie ce livre.

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